Joupcha 66 - janv 2019

Par votre pharmacien
Joupcha 66  - janv 2019

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2/ Vitamines (suite)

La vitamine B6 sous sa forme la plus courante (pyridoxine) est une coenzyme de nombreuses enzymes. Elle intervient dans le métabolisme énergétique, le métabolisme du glycogène et la synthèse de l'ADN (régulateur de l'expression des gènes), de l'hémoglobine et de neuromédiateurs. Elle est préconisée pour réduire la fatigue et pour soutenir l'immunité.

La vitamine B8, ou biotine, tient un rôle dans la production d'énergie, la synthèse d'acides aminés et d'acides gras. Elle a une origine endogène et exogène. Elle est préconisée en cas de troubles capillaires ou cutanés, comme l'acné par exemple.

3/ Insuffisance veineuse (suite) : Les traitements 

Ils comportent trois volets, le plus souvent complémentaires. À savoir des mesures d'ordre général, dites hygiénodiététiques, la compression et des traitements spécifiques.

Mesures hygiénodiététiques : fondamentales, elles doivent être bien expliquées au patient. Leur objectif est de favoriser le retour veineux. On conseille de surélever les pieds la nuit, réduire un éventuel surpoids, éviter le piétinement, marcher régulièrement, éviter la position assise jambes pendantes ainsi que l'exposition prolongée à la chaleur.

Compression : elle est très importante. Elle réduit la dilatation des veines, augmente le débit sanguin, diminue le volume des membres inférieurs (action anti-œdémateuse), améliore l'efficacité de la pompe musculaire lors de la marche et a un effet positif sur la microcirculation cutanée ainsi que sur le drainage lymphatique.

Traitements spécifiques : Les veinotoniques sont indiqués à tous les stades de la maladie veineuse chronique, y compris en association à la chirurgie et aux traitements endoveineux, ce produit bénéficie d'une indication supplémentaire vis-à-vis de la structure de la paroi veineuse, en plus de ses propriétés veinotonique et anti-œdémateuse.

4/ La grippe (suite)

Quelles sont les complications à redouter ?

Elles peuvent être atténuées et inapparentes favorisant la dissémination : pleuropulmonaires à type de pneumopathies atypiques ; méningées à type de méningites lymphocytaires bénignes ; cardiaques à type de péricardites aiguës et parfois de myocardites ; digestives avec douleurs abdominales, vomissements, diarrhées.

Il faut également redouter les formes surinfectées : surinfections ORL (otites, sinusites, laryngites), suppurations bronchiques, pleurésies purulentes, pneumopathies bactériennes fréquentes. Quel que soit l'âge, l'existence d'une pathologie respiratoire comme l'asthme ou la BPCO doivent conduire à une surveillance étroite.

Quelle est l'évolution des symptômes selon l'âge ?

Chez l'enfant en dessous de 5 ans, l'expression clinique diffère de celle de l'adulte : somnolence et symptômes gastro-intestinaux sont fréquents. Les complications à redouter sont l'otite moyenne aiguë, les convulsions lors des poussées fébriles et une déshydratation. Le taux d'hospitalisation est élevé.

Chez le sujet âgé, les signes sont souvent frustres. Les complications à redouter sont des défaillances cardio-respiratoires, une déshydratation et une confusion mentale. Si le patient présente un risque particulier, on surveille la température, la PA, la fréquence cardiaque, la diurèse. Une surinfection impose le recours à une antibiothérapie.

5/ Que faire en cas de fièvre chez l'enfant ? (suite)

b. Prendre correctement la température 

La référence pour mesurer la température corporelle est le thermomètre électronique flexible par voie rectale. D'autres méthodes moins stressantes pour l'enfant, mais moins précises (augmentation par la digestion ou un effort physique ; variation par un courant d'air), peuvent être utilisées, telles que le thermomètre électronique par voie buccale ou sous l'aisselle ou les thermomètres à infrarouge auriculaire (chez l'enfant de plus de 2 ans) ou temporal (sur le front). Chez le nouveau-né, la prise de la température sous l'aisselle est comparable à la mesure rectale

c. Trois gestes simples 

Avant de recourir à un traitement médicamenteux, il faut proposer fréquemment de l'eau à l'enfant, ne pas trop le couvrir et ne pas augmenter la température de la pièce. En revanche, mieux vaut bannir les bains frais ou l'enveloppement dans un linge frais, qui ont un effet modeste et transitoire et qui risquent d'augmenter l'inconfort de l'enfant.

d. Les médicaments 

Si l'enfant supporte bien la fièvre, on recommande de s'abstenir de traitement, sauf pour les bébés de moins de trois mois. Si la fièvre est trop dérangeante, il est préférable de consulter un médecin qui prescrira le plus souvent du paracétamol, ou en cas de contre-indication, un anti-inflammatoire non strodien (AINS): l'ibuprofène chez l'enfant de plus de 3 mois et le kétoprofène chez l'enfant de plus de 6 mois. Attention, les AINS ne doivent pas être utilisés en cas de varicelle, et leur utilisation nécessite de la prudence en cas d'infection virale. Or il est bien difficile de faire la différence entre une infection virale et bactérienne. 

e. Quand retourner chez le médecin? 

Si après 24 heures l'enfant tolère encore mal la fièvre malgré un traitement bien conduit on revoit le médecin. Il jugera du bien-fondé du changement éventuel du médicament, ou d'une association. Ce délai de 24 heures peut être raccourci chez le nourrisson de moins de 3 mois.

6/ Visitors-book : Depuis février 2018, nous vous questionnons lorsque vous payez en CB. C'est un système certifié par google car imparable. Et parce que mesurer permet de s'améliorer, c'est important pour nous. Les résultats sont pour toute l'équipe, une reconnaissance et un source de joie et nous encourage à poursuivre pour toujours plus vous servir.

Pour rire : J'ai failli faire une conclusion intestinale.