Joupcha 65 - nov 2018

Par votre pharmacien
Joupcha 65  - nov 2018

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2/ Novembre 2018 : mois du dépistage diabète avec URPS (Union régionale des professionnels de santé) :

Venez à la PHARMACIE DU CHATEAU pour un dépistage gratuit du diabète (venez à jeun depuis la veille au soir).

3/ Vitamines (suite)

La vitamine B2, ou riboflavine, serait la vitamine la plus répandue dans l'alimentation. Cette vitamine présente l'avantage d'être stable à la chaleur. Une carence est donc très rare. On lui prête de nombreuses allégations, en cas de fatigue, sur la vision, comme antioxydante et pour maintenir l'état de la peau et des muqueuses.

La vitamine B3, ou vitamine PP (niacine) est retrouvée dans le maïs, les viandes, l'œuf, les céréales, et la pomme de terre. Elle a un rôle important dans le métabolisme énergétique et lipidique (augmente le HDL cholestérol), d'où son utilisation en prévention des maladies cardiovasculaires.

La vitamine B5, ou acide pantothénique, a une origine endogène et exogène. On la retrouve dans beaucoup de substances, et les carences sont exceptionnelles. Son dérivé, le panthénol est utilisé dans les produits dermatologiques pour les soins cutanés et capillaires.

4/ La grippe (suite)

Comment optimiser la couverture vaccinale ?

Idéalement, la vaccination doit être réalisée dès le mois d'octobre. L'immunité apparaît dix à quinze jours après, et dure de neuf à douze mois. La vaccination ne protège pas à 100 %, elle diminue de 75 à 90 % le risque d'être infecté par le virus et lorsque la grippe est contractée, elle est moins intense qu'en l'absence de vaccination. Malgré les anticorps acquis lors d'une précédente infection, il existe des possibilités de réinfection par un même groupe de virus.

La transmission se fait-elle uniquement par voie aérienne ?

Le virus de la grippe et les virus para-influenzae sont fragiles et se transmettent par les microgouttelettes émises en toussant ou en éternuant, ils ont une survie limitée sur les objets et sur les mains.

D'où l'intérêt des règles d'hygiène élémentaires : humidification de l'atmosphère, aération et désinfection des locaux, lavage fréquent des mains, nettoyage des objets souillés par les microbes (poignées de porte, téléphone), port de masque et de gants au contact des malades, utilisation de mouchoirs jetables.

Comment reconnaître la vraie grippe ?

Le début clinique est souvent brutal et les premiers symptômes sont une fièvre élevée (39 °C) et des frissons accompagnés d'arthralgies et de myalgies. Une remontée brutale de la température reste une caractéristique de la grippe appelée « V » grippal.

La phase d'état est marquée par l'apparition d'un syndrome catarrhal (laryngites avec toux sèche et douloureuse, rhinorrhée, hyperhémie conjonctivale). Des céphalées intenses peuvent être associées à une photophobie et à des douleurs rétro oculaires.

Ce tableau clinique évolue favorablement en quelques jours en l'absence de complications. En revanche, l'asthénie peut persister quelques semaines après la disparition des autres symptômes.

5/ L'insuffisance veineuse

De nombreux facteurs de risque

L'insuffisance veineuse est une maladie évolutive, avec plusieurs facteurs prédisposants ou aggravants comme l'hérédité, l'obésité, le manque d'activité physique, la constipation chronique, les expositions prolongées au soleil, le chauffage par le sol (cas des procédés anciens), la position debout prolongée (notamment professionnelle), la contraception orale et les perturbations hormonales marquant la vie d'une femme (puberté, grossesse, ménopause).

Une évolution progressive et insidieuse

Les premiers signes surviennent progressivement, ils sont variés et peu spécifiques : jambes lourdes et/ou douloureuses, crampes, pesanteurs, gonflement, siégeant surtout au niveau des jambes et des mollets, majorés en fin de journée, survenant notamment en période prémenstruelle, durant la saison chaude et en position debout prolongée (signes améliorés par l'exercice physique, la contention/compression veineuse, la surélévation des jambes).

Par la suite, on observe des douleurs sur un trajet veineux (phlébalgies), souvent à type d'élancements, du prurit, au niveau du tiers inférieur de la jambe, des « impatiences », une « claudication veineuse » correspondant à une lourdeur musculaire apparaissant lors de la marche, mais sans crampes, à l'inverse de la claudication artérielle et des œdèmes, modérés et intermittents, pouvant représenter une gêne pour le chaussage. Tous ces signes sont typiquement observés (ou majorés) en fin de journée et ont disparu le matin.

Les complications surviennent souvent après de nombreuses années d'évolution (il n'y a pas de parallélisme entre l'importance des varices et leur retentissement clinique), mais elles peuvent aussi affecter rapidement les personnes particulièrement prédisposées ou dont le mode de vie les expose tout spécialement.

Complications aiguës de plusieurs types : La rupture externe d'un paquet variqueux peut être consécutive à un traumatisme ou à un effort musculaire, aboutissant à la formation d'un hématome très douloureux. La thrombose (thrombophlébite) superficielle ou profonde, représente une complication potentiellement grave (risque d'embolie pulmonaire), surtout si elle est profonde.

Complications chroniques : la dermite ocre (au début simple piqueté ocre apparaissant au niveau de la cheville, puis s'étendant pour former des plaques brunâtres foncées), l'eczéma variqueux et les ulcères veineux (l'ulcère variqueux est le stade ultime des complications cutanées de l'insuffisance veineuse chronique).

6/ Que faire en cas de fièvre chez l'enfant ?

Utile et rarement dangereuse, rappelle la Haute autorité de santé (HAS). La fièvre correspond à une élévation de la température du corps au-dessus de 38°C, en l'absence d'activité physique intense, chez un enfant normalement couvert et exposé à une température ambiante tempérée. Non seulement celle-ci n'est «généralement pas dangereuse», mais surtout elle permet de diminuer la multiplication des agents infectieux (virus, bactéries...). Sa prise en charge n'a donc pas pour objectif de faire baisser la température, sauf dans certains cas extrêmes, mais d'atténuer voire de supprimer les désagréments qui l'accompagnent (fatigue, maux de tête, baisse de l'appétit). 

a. Rechercher les signes de gravité

Votre enfant est âgé de moins de trois mois? 

Il présente des difficultés respiratoires, a une fréquence respiratoire élevée ?

Il ne répond pas aux stimulations, 

Il présente un renflement de la fontanelle (membrane située entre les os du crâne chez les bébés)?

Il est pâle ou est cyanosé (coloration bleue des extrémités et des lèvres)?

Il pousse des cris faibles ou des grognements? 

Sa nuque est raide? 

Face à l'un ou plusieurs de ces signes, mieux vaut le conduire aux urgences.

7 / Éducation pour la santé : idées reçues à combattre

a/ Du rhum pour soigner le rhume ?

Le fameux grog arrive en tête des remèdes de grand-mère et jouit d'une très bonne réputation en France. Mais attention, l'alcool, utilisé de cette façon, n'a pas les vertus qu'on lui prête. En outre, l'alcool et les médicaments font rarement bon ménage. C'est particulièrement vrai avec des antibiotiques comme l'association métronidazole/spiramycine, qui entraîne un risque de vomissements. Avec des dérivés morphiniques tels que la codéine utilisés comme antitussifs ou les antihistaminiques, l'effet sédatif est accru. En revanche, s'il faut conserver quelques ingrédients du grog, il vaut mieux opter pourle miel et le citron. Le premier a des propriétés adoucissantes idéales pour les gorges irritées. L'huile essentielle du citron est un anti-infectieux reconnu, préconisé en prévention des maux de l'hiver.

b. Faut-il du chaud ou du froid pour traiter les douleurs

Tout dépend des douleurs. Pour les douleurs aiguës, traumatiques et inflammatoires, le froid présente des propriétés décongestionnantes et antalgiques. Son application est recommandée en cas d'entorse ou de déchirure musculaire. L'hiver est plus propice aux courbatures survenant au cours des infections hivernales, ou au torticolis. Dans ce cas, il faut décontracter le muscle avec la chaleur, en utilisant des patchs chauffants ou une poche thermique chaud/froid.

8 / Explosion des infections sexuellement transmissibles chez les homosexuels

En France, l'infection par le virus du sida se maintient à un niveau élevé chez les homosexuels, qui sont aussi les plus touchéspar les maladiessexuellement transmissibles. La raison tiendrait à labaisse de l'utilisation du préservatif dans cette population, selon le «Bulletin épidémiologique hebdomadaire». Rappelons que le SIDA est l'affaire de tous. Les femmes sont beaucoup plus atteintes et il y a 2 millions de nouveaux cas par an, sur la planète.

9/ Pour rire : Le client : « Donnez-moi des médicaments pour… euh… l'Eisenhower de ma femme. »

                        Le pharmacien : «Attention, ça commence comme ça ! ».