Joupcha 61 - mai 2018

Par votre pharmacien
Joupcha 61  - mai 2018

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3/ L'impact positif des entretiens pharmaceutiques

Une étude menée dans plus de 180 pharmacies, confirme que l'accompagnement thérapeutique des patients diabétiques de type 2 permet un meilleur contrôle du diabète et une meilleure connaissance du patient sur sa maladie.

De surcroît, les patients du groupe A ont exprimé leur forte satisfaction et 99% d'entre eux ont jugé utiles les entretiens pharmaceutiques. Ces entretiens ont eu, selon les patients, un véritable impact en induisant une modification de leurs habitudes alimentaires et une meilleure compréhension de leur traitement et de leur pathologie. «L'observance est un véritable problème dans les maladies chroniques. L'ensemble des professionnels de santé est concerné et le réseau pharmaceutique joue un rôle clé dans le parcours de soins», conclut le Pr André Grimaldi.

4/ Trop de jambon aggrave l'asthme : Jambon, saucisson, viande, fumée… (source INSERM)

En tenant compte de 9 facteurs possibles de confusion (âge, tabagisme, activité physique, sexe…), les chercheurs concluent que ceux qui ingurgitaient le plus de jambon et de saucisson avaient un risque accru de 76% de présenter des symptômes d'asthme par rapport à ceux qui en mangeaient le moins.

Le rôle joué par l'obésité, connue pour intervenir dans l'exacerbation de l'asthme, a été évalué pour sa part à 14%.

Plus surprenant, une forte consommation de charcuterie a été associée à l'apparition de symptômes de type asthmatique chez des personnes officiellement nonasthmatiques.

La charcuterie, récemment classée cancérogène par l'OMS, a déjà été associée à une augmentation du risque de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).

5/ Le cannabis ralentit le fonctionnement de la rétine

Une équipe de chercheurs de Nancy (Lorraine) note que les cellules on un temps de réponse plus lent de 10% pour transformer la lumière en un message compréhensible par le cerveau. D'où un risque supplémentaire au volant.

6/ Idée reçue : Les antibiotiques, ça fatigue !

Non, c'est la maladie qui épuise l'organisme. Une fois les symptômes soulagés grâce au traitement mis en place (antibiotique, antalgique, antipyrétique), la personne se sent mieux mais fatiguée. En effet, les mécanismes de défenses déclenchés pour combattre les agents infectieux ainsi que la perte d'appétit ont affaibli l'organisme.

En revanche, comme tous les médicaments, les antibiotiques présentent des effets secondaires. Les plus courants sont les effets gastro-intestinaux de type diarrhée, qui peuvent être compensés par des probiotiques (d'ailleurs certains patients ne peuvent pas avaler un seul comprimé sans Ultralevure, sinon ils ont immédiatement de très fortes diarrhées). Des manifestations cutanées peuvent également être observées, ainsi que des infections liées au déséquilibre de la flore, comme les infections vaginales par exemple.

Une autre idée reçue, qui tend néanmoins à évoluer grâce aux campagnes de santé publique, est que les antibiotiques soignent toutes les infections. C'est faux. Ces médicaments ne sont pas nécessaires en cas d'infection virale, de type grippe, gastro-entérite ou angine virale, sauf en cas de surinfection. En hiver, les antibiotiques sont utilisés pour soigner des sinusites, des angines bactériennes ou des bronchites… Selon les antibiotiques et la sévérité de l'infection, la durée de traitement varie de 3 jours (azithromycine) à plus d'une semaine (pristinamycine).

7/ Puberté: les comportements à risquesont-ils acceptables?

Les transgressions fréquentes à l'adolescence posent des questions aux parents : faut-il intervenir, et si oui, comment Les comportements à risque sont une des conséquences normales de la puberté. L'homme ou la femme qui se découvre cherche à repousser les interdits de ses parents en testant ses propres limites -et celles de son entourage.

Ces comportements à risque sont attendus, ils sont indispensables à la formation de la personnalité de l'adulte en formation et ne deviennent problématiques que lorsqu'ils perdent leur valeur de tentative pour devenir des habitudes ou qu'ils mettent l'adolescent en danger. Pour les parents, c'est une période difficile aussi : doivent-ils intervenir, comment ?

Par principe, les prescriptions des parents sont regardées avec méfiance à cet âge. Mais les adolescents, qui oscillent entre les moments où ils se sentent déjà adultes et ceux où ils sont encore enfants, ont besoin d'un référent de valeurs. Lorsque ces valeurs sont suffisamment claires, le rôle des parents se limite à être présents si des questions sont soulevées, à indiquer à leur enfant qu'on veut surtout lui éviter de se mettre en danger et à le protéger si des difficultés apparaissent.

«On a besoin de ses parents encore plus quand on doit s'en défaire», souligne le DrPaul Jacquin, pédiatre responsable de la Maison des adolescents à l'hôpital Robert-Debré de Paris. Tout est donc affaire de dosage. Passer du temps sur son écran, à jouer ou à aller sur des réseaux sociaux, ne pose pas problème tant que cela laisse du temps pour faire autre chose «dans la vraie vie».

8/ Moustique tigre: la traque reprenden France. La surveillance estivale du moustique tigre va commencer dans 33 départements de France métropolitaine(tout le Sud de la France, la Vendée, le Haut-Rhin, le Bas-Rhin, le Val-de-Marne...)où il est implanté. Le dispositif de lutte contre Aedes albopictus est actualisé chaque année.

La surveillance a pour objectif de ralentir sa progression géographique. C'est pourquoi toute personne atteinte d'une maladie transmise par le moustique tigre doit se signaler, que la contamination ait eu lieu localement ou pas. Il est également possible de signaler la présence de moustique-tigre sur le portailSignalement-moustique.fr. Le dispositif prévoit également une sensibilisation des voyageurs, notamment s'ils doivent se rendre dans des zones où les virus du chikungunya, de la dengue et du Zika circulent.

9/ Comment débute la phase de goutte aiguë ?

Les premiers signes sont inconstants. Il peut s'agir d'une asthénie, de sensation de malaise, d'insomnie, d'anorexie, de dyspepsies, de constipation, de céphalées Ils surviennent un à trois jours avant la crise aiguë qui débute brutalement. Durant les premières 24 à 36heures, les douleurs sont intenses. Le gros orteil (le plus souvent touché) est rouge, chaud, gonflé. La douleur est pulsatile, elle peut réveiller le malade qui dort. La moindre pression sur l'articulation est insupportable. La crise va durer de quelques jours à quelques semaines. Lors des premières crises, une seule articulation est touchée.

     Et peut-on faire plusieurs crises aiguës ?

Le point le plus caractéristique est que la crise de goutte va disparaître d'elle-même, sans aucun traitement. Tout va rentrer dans l'ordre sans séquelle jusqu'à la prochaine crise. La phase intercritique est asymptomatique mais, en l'absence de traitement, la plupart des goutteux feront un nouvel épisode aigu. Seule une faible proportion des personnes atteintes n'aura qu'une attaque de goutte au cours de sa vie. 

10/ Geste Cyclamed: sans l'emballage c'est mieux. Il ne faut rapporter que les médicaments à la pharmacie, carton et noticedevant rejoindre le tri sélectif.

11/ Le dépistage du cancer du sein en fonction du risque

En France, le dépistage du cancer du sein par mammographie tous les deux ans est recommandé et gratuit entre 50 et 74 ans. Mais des discussions et des polémiques ont fait émerger l'idée d'une stratification et d'une évaluation personnalisée du risque. L'étude RIVIERA montre la faisabilité d'un dépistage en fonction du risque. Un programme européen va inclure85000femmesen octobre 2018.

12/ Avec l'e-cigarette, je réduis mais je n'arrête pas

Une étude montre que les fumeurs utilisant régulièrement dese-cigarettes réduisent leur consommation de cigarettes et font plus souvent des tentatives d'arrêt du tabac que les fumeurs exclusifs. Mais, au final, la cigarette électronique n'aiderait pas plus à atteindre une abstinence àlong terme.

13/ L'obésité dans l'enfance quadruple le risque de diabète de type 2 à l'âge adulte par rapport aux enfants ayant un indice de masse corporelle (IMC). Les chercheurs du King's College de Londres ont utilisé les données d'un des registres les plus importants au monde en soins primaires, le UK Clinical Practice Research Datalink. Les scientifiques ont exploité les données de 375 cabinets de médecine générale, qui ont reçu 369 362 enfants et adolescents âgés de 2 à 15 ans. Parmi eux, 654 ont développé un diabète de type 2 entre 1994 et 2013.

Les chercheurs ont constaté que le taux de diabète de type 2 est passé de 6 nouveaux cas pour 100 000 enfants chaque année sur la période 1994-1998, à environ 33 nouveaux cas pour 100 000 enfants chaque année, sur la période 2009-2013.Dans la même étude, les chercheurs ont analysé les données de 1 318 enfants diabétiques de type 1, sur la même période. Comme prévu, ils n'ont pas retrouvé d'association entre l'obésité et l'incidence du diabète de type 1 d'origine auto-immune.

Le Dr Ali Abbasi, du King's College, et auteur principal, explique : « Alors que la prévalence de l'obésité et du surpoids a rapidement augmenté, un nombre croissant d'enfants et de jeunes adultes deviennent diabétiques au Royaume-Uni depuis le début des années 1990. (...) Compte tenu du fait que le diabète et l'obésité sont évitables dès le plus jeune âge, nos résultats et d'autres vont mobiliser, on l'espère, le grand public et les responsables politiques à s'investir et à s'engager dans la prévention du diabète.»

14/ Pour rire : Je veux un remède de cheval, pour aller à la selle.