Joupcha 53 - juill 2017

Par votre pharmacien
Joupcha 53  - juill 2017

2017_07-08 joupcha 53   2479-1.jpg

2017_07-08 joupcha 53   2479-2.jpg

1/ NOUVEAU Service PARENZEN (Parents ZEN) :

Nous vous proposons de tester notre nouveau service PARENZEN : abonnement de 10 euros / semaine (en ce moment, offre d'essai de 2 mois à 5 euros / semaine ; sans engagement de durée)

Vous avez un parent en dépendance à son domicile (rayon 5 km), vous n'êtes pas tranquille, vous ne voulez pas ou ne pouvez pas le mettre en maison de retraite.

Nous passons chez lui une fois par mois (ou 2 fois ponctuellement) pour lui apporter ses médicaments, voir s'il va bien, s'il ne perd pas du poids, s'il y a un problème dans son environnement. En cas de soucis, nous vous avertissons.

Nous faisons un bilan (armoire à pharmacie, prévention des chutes...).

Tranquillisez vous l'esprit, avec une personne connue, sérieuse, compétente, honnête. Nous définissons avec vous la date par exemple par rapport aux visites du médecin ou de l'aide à domicile.

2/ Chèque santé à la Pharmacie du Château :

La pharmacie du Château a le plaisir de vous informer que nous acceptons les chèques Santé payés soit par votre mutuelle, soit par votre employeur. Cliquez : https://chequesante.com/utilisateurs/

3/ Médicaments et somnolence au volant : Plus de 3% des accidents mortels de la route sont liés à la prise de médicaments. Avant les départs pour les fêtes mais aussi les WE des beaux jours, n'oubliez pas de consulter les pictogrammes sur les boîtes de médicaments. Si besoin, attendez la fin du trajet pour prendre votre comprimé, notamment le matin avant de partir au travail.

Si le médecin rajoute un comprimé entraînant une somnolence, celle-ci peut s'additionner avec vos autres médicaments, provoquant une réaction plus forte qu'avant. Pensez-y et demandez nous conseils.

4/ Pour vous inscrire à notre new letters informatique (attention, elle est différente du journal ; la new letters suit l'actualité avec moins d'articles, par ailleurs plus courts) : http://www.pharmacie-beaumontsuroise.com/newsletter.

5/ Alcool: les parlementaires français trop peu soucieux des vies perdues En favorisant la publicité pour l'alcool, le vote des parlementaires français a privilégié l'économie auxdépens de la santé publique.

Le coût social de l'alcool et du tabac représente le montant (valorisé monétairement selon uneméthode classique) des pertes en vies humaines ou en qualité de vie, des pertes de production, des dépenses de santé, diminué des recettes provenant des taxes et du montant des retraites "économisées". Selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies, ce coût social serait voisin en France d'environ 120milliards d'euros par an pour l'alcool, et autant pour le tabac, très supérieur au coût social des drogues illicites (environ 9milliards).

Les années de vie perdues et les pertes de qualité de vie représentent une part prépondérante de ce coût. En 2010, les années de vies perdues sont de 17années par personne concernée pour l'alcool (810000années au total en France), de 9 pour le tabac (690000années au total) et de 18 pour les drogues illicites (43000années au total).

Les taxes sur le tabac et l'alcool, et les économies engendrées par les retraites non versées, ne compenseraient pas le coût des soins induits, les taxes couvrant seulement 37% des coûts des soins liés à l'alcool et 40% pour le tabac.

Quelles que soient les limites de ces calculs (valorisation monétaire de la vie humaine), cette étude a le mérite de montrer que les drogues qui sont le plus combattues par la collectivité ne sont pas forcément les plus coûteuses en vies humaines.

À méditer, notamment par les responsables politiques qui défendent sans relâche le lobby del'alcool. Les députés et sénateurs qui ont voté massivement un affaiblissement de la loiEvin qui lutte contre l'alcoolisme, avaient sans doute d'autres chiffres en tête que celui despertes de vies humaines.

6/ Saison 2016 des moustiques : Au total, 51 départements étaient touchés par le moustique tigre: 30 où il est réputé implanté et actif et 21 où il a été détecté ponctuellement au cours des cinq dernières années. En 2015, les départements les plus infestés étaient les Bouches-du-Rhône, l'Hérault, le Var, les Pyrénées Orientales et la Haute-Garonne.

L'Institut de veille sanitaire (InVS) indique la notification de 460 cas de zika importés (dont 10 femmes enceintes et deux cas de complications neurologiques) ont été confirmés biologiquement entre le 1erjanvier et le 9juin dernier, dont cinq cas transmis par voie sexuelle en métropole. Les régions les plus touchées sont le Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, la Provence-Alpe-Côte d'Azur et l'Auvergne-Rhônes-Alpes. 

Des solutions répulsives existent, qui permettent d'éviter les piqûres, adaptées au risque (zone tropicale, zone infestée type marécages, etc…).

7/ Les traitements de l'arthrose :

Des mesures d'ordre général sont toujours essentielles.Commencez par perdre un peu de poids, ce qui soulage le fonctionnement des genoux et diminue l'usure du cartilage. Evitez les traumatismes articulaires, surtout répétés.

Les traitements médicamenteux symptomatiques de première intention sont représentés par le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Il faut utiliser le paracétamol à dose suffisante (3 à 4 g par jour) avant de conclure à son inefficacité (sa relative innocuité a été depuis peu remise en question par certains travaux ayant pointé une possible toxicité digestive et cardiovasculaire). Il est recommandé de privilégier leur emploi par cures, plutôt qu'au long cours.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont des antalgiques efficaces dans la pathologie arthrosique, mais la gravité potentielle de leurs effets indésirables (digestifs et cardiovasculaires ; à ce sujet rappelons que la prise concomitante d'un antiacide, le plus souvent un inhibiteur de la pompe à protons, prévient les effets indésirables gastriques mais pas les saignements occultes intestinaux, assez fréquents chez les patients âgés) lors d'administrations prolongées implique un usage prudent en privilégiant les cures courtes. Leur prescription ne doit donc être envisagée qu'en deuxième intention, le plus souvent en association avec le paracétamol, après évaluation précise du risque cardiovasculaire et digestif.

Les infiltrations de corticoïdes (non fluorés) sont très utilisées, notamment au niveau du genou, mais pas pour la hanche, lors des poussées inflammatoires. Leur nombre ne doit pas dépasser 3 par an et par articulation.

Des injections d'acide hyaluronique (Hyalgan, Synvisc…), un polysaccharide entrant dans la composition du cartilage et de la synovie, sont pratiquées à un rythme en général d'une par semaine pendant 3 à 5 semaines. Il s'agit du concept de la viscosuppléance, essentiellement mis à profit pour le genou : la substance injectée lubrifie le cartilage, absorbe les chocs mécaniques et favorise ainsi une plus grande mobilité.

Enfin, on peut aussi penser, en complément, à la phytothérapie (reine-des-prés, saule blanc, frêne, harpagophytum, fraisier, cassis, cochléaire, cresson, raifort, raifort, argousier, églantier, groseillier, framboisier…), à l'homéopathie (Bryonia, Actea spicata, Ruta graveolens…) et aux oligo-éléments (or, zinc, sélénium, cuivre, bore). 

Nous vous proposons aussi ARTIXINE qui vient reconstruire partiellement le cartilage dont le nombre de patients améliorés est très important. Venez nous demander conseil.

8/ Ménopause et ostéoporose : le grand retour des fractures

Àl'occasion de la Journée mondiale de l'ostéoporose, le GRIOlance un cri d'alarme: entre 2011 et 2013 le nombre de patients hospitalisés pour fracture de fragilité a augmenté de 10%. Difficile de ne pas y voir la conséquence du recul de la prise en charge, qui s'aggrave avec le temps. Le GRIO propose des pistes pour réagir face à cette situation.

Il est impératif d'identifier les femmes dont le risque fracturaire justifie pleinement un traitement médicamenteux: antécédents fracturaires, risque de chute (Parkinson, AVC, PR…) et tous les autres facteurs de risque évalués grâce à l'outil FRAX. L'évaluation de la densité osseuse (DO) est bien sûr très importante chez ces patientes: la mise en évidence d'une valeur basse de la DO est indispensable à une prise en charge optimale.

La clé du succès réside sur une prise en charge personnalisée reposant sur les « filières fractures » pluridisciplinaires, sur l'éducation thérapeutique et sur un suivi régulier et à long terme. L'objectif est de faire adopter un équilibre nutritionnel, d'assurer des apports suffisants en calcium et en vitamine D, d'inculquer une bonne hygiène de vie… et, enfin, de motiver les patients pour prendre des médicaments quand cela est nécessaire. Mais ces objectifs sont difficiles à atteindre.

9/ La pollution augmente le risque d'hypertension : L'hypertension artérielle est un facteur de risque important de maladies cardiovasculaires et de mortalité précoce. Selon une étude menée sur plus de 41 000 citadins, l'exposition à long terme à la pollution de l'air ambiant couplée à la pollution sonore - nuisances dues au trafic, en particulier - augmente de façon progressive le risque de voir sa tension artérielle augmenter.

10/ Impact de l'exposition au tabac in utéro sur le nouveau-né : 

On a retrouvé chez les enfants de mères tabagiques une température plus basseainsi qu'un poids, une taille, un périmètre crânien et une perte pondérale moins importants. Ces enfants sont hyperexcitables, hyperphagiques.

Une exposition tabagique prénatale altère la structure du sommeil des nouveau-nés prématurés, qui est caractérisé par des diminutions du temps total de sommeil (- 18%) et de la durée relative de sommeil calme (- 34%) ainsi que par une augmentation de la durée relative de sommeil agité (+15%).

11/ E-cigarette: un risque de cancer buccal : Une nouvelle étude alimenteles controverses sur les effets de l'e-cigarette. Des chercheurs de l'université Laval (Québec) démontrent ainsi qu'elle provoque, en quelques jours, la mort de milliers de cellules de l'épithélium buccal. Avecà terme, un risque d'apparition decancer buccal.

12/ Appareils de bronzage : idées fausses et dangers réels. Les rayons ultraviolets (UV) artificiels délivrés par les appareils de bronzage sont des cancérogènes avérés. L'exposition aux UV artificiels ne prépare pas la peau au soleil, mais accélère son vieillissement. Une association de dermatologues a demandé leur interdiction. Mieux vaut s'abstenir.

13/ Les boissons dites «énergisantes» : 

Elles ont en commun une forte teneur en caféine (autant que 2 expressos). Elles peuvent provoquer des accidents cardiaques graves chez les consommateurs porteurs de prédispositions génétiques fréquentes (1 individu sur 1000).

14/ Perles de comptoir : * Avez-vous des bas de contusion ?

* Je voudrais la pilule du surlendemain.