Joupcha 49 - janv 2017

Par votre pharmacien
Joupcha 49  - janv 2017

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1/ Lecteur de glycémie : un appareil remboursé tous les 4 ans. Attention, même si votre lecteur semble encore marcher, il faut le changer car l'électronique n'est pas conçue pour être fiable plus de 4 ans et pourrait donner de mauvais chiffres.

De même, l'autopiqueur n'est conçu qu'au maximum pour un an, voire moins. En effet, pour garder les doigts en bon état de nombreuses années, il est impératif d'avoir un ressort intérieur en parfait état. Sinon, la vitesse de piqure baisse et la peau est abîmée très vite. En cas de besoin, passez à la pharmacie, nous vous en fournissons un en urgence et on régularisera après avec une ordonnance. 

Changez l'aiguille à chaque injection car le métal est tellement fin qu'il se déforme dès la première piqûre, lacèrant la peau.

2/ Semaine dépistage gratuit en télémédecine toute la semaine du 23 au 28 janvier 2017, en lien avec l'URPS et l'ARS. Venez nombreux, sans RDV.

3/ L'écologie, ça n'est pas compliqué. Des gestes de tous les jours peuvent beaucoup.

* Préférez les vaporisateurs (sans gaz donc sans risque pour la couche d'ozone) aux bombes avec des gaz propulseurs.

* Montrez l'exemple aux enfants et apprenez à aimer la nature.

4/ France : environ 45 à 80 morts par an de nourrissons par déshydratation. Chaque année, près de 49 000 séjours hospitaliers d'enfants âgés de 1 mois à 5 ans sont liés à une diarrhée ou à ses complications (déshydratation, choc hypovolémique). Une étude de 3 semaines dans le Nord-Pas de Calais a examiné 326 enfants pour diarrhée aiguë : 33% avaient des signes de déshydratation; 13 enfants étaient en état de choc; 2 enfants ont eu des séquelles graves dues au choc (ces 2 enfants avaient été réhydratés par une boisson sucrée mais pas par une solution type OMS); 1 enfant est décédé (il n'avait pas été réhydraté).

a/ Soif, vomissements et fièvre font craindre une déshydratation. Elle peut apparaître en 2 jours.

b/ Signes de la déshydratation (signes les plus utiles soulignés) : soif (signe précoce), yeux cernés, absence de larmes, muqueuses sèches, remplissage des vaisseaux capillaires de la peau de plus de 2 secondes, aspect "malade" de l'enfant, problèmes de conscience.

c/ Que faire ? (source OMS) :

* pas de déshydratation : apports liquides dès le début de la diarrhée (eau de riz, soupe, yaourt). Chez l'enfant de moins de 6 mois ne prenant pas encore de nourriture solide, on préférera la solution de réhydratation orale type OMS au lait (maternel ou de vache; en cas d'allaitement mixte, la part de l'allaitement maternel doit être augmentée).

* déshydratation modérée : réhydratation orale par des solutions type OMS, à donner à la cuillère. Une augmentation transitoire et modérée de la fréquence des selles, sans gravité peut exister au cours des premières heures de réhydratation orale. Il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Si la quantité de selles augmente de façon importante sous réhydratation orale, notamment après les 4 premières heures, c'est une aggravation nécessitant une hospitalisation

* déshydratation grave : hôpital où on fait une réhydratation intra-veineuse associée à la réhydratation par voie orale (en effet, la réhydratation par voie orale peut même être plus rapide que par voie intra-veineuse). Dans l'attente de l'hospitalisation, il faut commencer la réhydratation orale.

d/ Aliments : * l'eau de riz : n'est pas du tout assez concentrée en glucose. L'ajout de sucre est trop imprécis.

* la soupe de carottes ne peut pas remplacer les solutions de réhydratation type OMS.

* le lait maternel ne doit pas être arrêté : une étude au Bangladesh a montré que l'arrêt de l'allaitement maternel multiplie par 5 le risque de déshydratation.

* l'alimentation normale doit être reprise assez rapidement dès que l'enfant va mieux (soif apaisée et urines abondantes). Mais on continuera la solution de réhydratation type OMS tant qu'il y a diarrhée.

d/ Pourquoi des solutions type OMS : l'absence ou une concentration trop basse de sodium ne permet pas de réhydrater efficacement; et une forte osmolarité (principalement boisson trop concentrée en sucres) peut aggraver la diarrhée par appel d'eau dans l'intestin. Ainsi le coca est beaucoup trop pauvre en sodium et trop concentré en sucre.

e/ En cas de vomissements, on donne la solution type OMS à la cuillère toutes les 2 minutes (= 150 à 300 ml par heure).

f/ Cas du refus pour mauvais goût d'une solution de réhydratation type OMS : chez un enfant conscient sans signe clinique patent de déshydratation signifie que la déshydratation est absente ou corrigée. La solution de réhydratation type OMS doit être proposée de nouveau un peu plus tard si la diarrhée ou les vomissements continuent.

g/ Les médicaments : ils sont moins importants que la réhydratation orale. Il faut donc bien surveiller l'enfant car les médicaments peuvent donner un faux sentiment de sécurité. (Source= Prescrire, revue médecins, pharmaciens, indépendante).

5/ Syndrome du canal carpien

Il se manifeste par des douleurs, fourmillements ou engourdissements au niveau de certaines zones de la main. Il survient notamment après des mouvements répétitifs ou l'utilisation d'objets vibrants. Il peut s'aggraver avec un risque de séquelles définitives. Le port d'une attelle de poignet peut apporter un soulagement, ainsi que des infiltrations. En cas d'échec, le recours à la chirurgie est nécessaire.   

6/ Piercing : à surveiller. (source = Le Pharmacien de France n° 8)

Des études montrent un risque de transmission d'infections bactériennes ou virales mais aussi des allergies (aux métaux ou aux produits désinfectants). On assiste aussi à des hématomes, des délabrements de la peau ou des muqueuses, des lésions des terminaisons nerveuses ainsi que des fractures dentaires (piercing de langue). Les infections bactériennes sont due à l'inoculation du microbes lors de la séance de piercing et après (manipulation du bijou, soins locaux inadaptés pendant la cicatrisation). Le piercing peut transmettre le virus de l'hépatite B lorsque le matériel est mal nettoyé et mal stérilisé. C'est aussi un risque d'infection par le virus de l'hépatite C et peut-être le virus du SIDA.

Avant de passer à l'acte, demandez conseil à votre médecin si vous souffrez d'une maladie chronique (diabète, dermatose) ou si l'on prend un traitement régulier (corticoïdes, AINS, immunosuppresseurs). Toute allergie à l'iode, aux antiseptiques, aux métaux, au latex doit être recherchée. 

Il faut interroger le "perceur" sur les conditions techniques : champ stérile, port de gants stériles, matériels à usage unique, stérilisation du matériel... Car aucune réglementation ou diplôme n'existe en France.

Il faudra consulter un médecin sans tarder si l'on constate un érythème, un oedème, une douleur après un piercing.

7/ Les brûlures : chaque année, on dénombre 400 000 brûlures.

Tant que la brûlure fait mal, on peut se traiter soi-même, en général. Lorsqu'on ne sent plus la brûlure, il y a atteinte des cellules nerveuses : il faut voir le médecin. Une brûlure sur une grande surface du corps nécessite le médecin. Gestes sauveurs:

Dans tous les cas de brûlures superficielles, refroidissez très vite : c'est le geste qui sauve. Sinon la brûlure évolue dans les instants qui suivent. Appliquez la règle des 15 : eau froide à 15 °C pendant 15 minutes. En cas de brûlure par plastique fondu, n'essayez pas de retirer les parties collées à la peau, refroidissez. Attention à l'hypothermie lors de lésions étendues.

Si la brûlure est superficielle, appliquez des crèmes locales immédiatement après.

Si la brûlure est profonde, nettoyez avec un antiseptique doux, pansez (pansement clos) pour éviter la surinfection et protéger la peau. Les hydrogels (pansements spéciaux) peuvent avoir un effet rafraîchissant. Jamais d'éosine qui masque la plaie.

Traitez la douleur avec du Doliprane.

Vérifiez que votre vaccination anti-tétanos est à jour.

En cas de brûlure par produits chimiques, la victime doit être complètement déshabillée et douchée abondamment pendant 30 minutes au moins, les produits chimiques imprégnés dans les vêtements attaquant la peau tant qu'ils restent à son contact. Puis, comme lors des brûlures du second dégré profondes et des brûlures du troisième degré.

8/ Et encore Internet... Le Docteur Bernard Bloom, professeur à l'université de Pennsylvanie, a testé 46 sites internet vendant des médicaments sur ordonnance. Chaque site a reçu un questionnaire demandant les références de leurs médecins et dans quelles universités ils avaient été formés. Personne n'a répondu. En creusant, l'un des médecin était au Kazakhstan, un autre en Inde. En fait vous ne savez rien de ces docteurs en ligne. Et vous ne connaissez pas non plus les laboratoires où les produits sont fabriqués. Ce peut être au Pakistan, en Thaïlande, en Chine... Dans des usines de médiocre qualité. Certes l'emballage ressemble aux paquets habituels mais il n'y a aucune garantie sur les dosages et les dates de péremtion. Pas de contrôle de qualité non plus. Et finalement ces médicaments se révèlent plus cher : le prix de la consultation, le prix du médicament, le transport. "L'achat sur Internet est en moyenne 60 % plus élevé. Et votre vie est en jeu". L'état américain réclame 1 250 millions de dollars d'amendes et quinze ans de prison pour le fondateur d'un site inculpé. En 2 ans, 200 sites douteux ont été débusqués. Lorsque les inspecteurs du ministère de la justice deviennent pressants, le site disparaît pour ouvrir sous un autre nom, quelques temps plus tard. 75 % des adresses connues 6 mois auparavent avaient disparu. (Source = Impact Pharmacien n°68)

9/ Nicotine et goudrons : les ennemis de la santé. (Source Mutuelle de la Somme)

La consommation de tabac est chaque année responsable de 60000 décès prématurés (plus d'un mort sur dix). Ces décès concernent fortement les hommes de 45 à 60 ans. Mais les décès des femmes sont en augmentation.

La nicotine est responsable de la dépendance au tabac et des complications vasculaires (augmentation de la tension, du pouls, du travail du coeur, des besoins en oxygène).

Les goudrons sont responsables des cancers.

L'oxyde de carbone est rapidement absorbé dans les alvéoles pulmonaires. Il se fixe sur l'hémoglobine et réduit le transport de l'oxygène par le sang. C'est une cause importante de maladie coronarienne.

Vrai ou faux : La fumée de cigarette contient 4000 substances. Vrai, elle contient par exemple les substances suivantes : acétone, naphthylamine, méthanol, pyrène, diméthylnitrosamine, naphtolène, nicotine, cadmium, monoxyde de carbone, benzopyrène, chlorure de vinyle, acide cyanhydrique, toluidine, ammoniac, uréthane, toluène, arsenic, dibenzacridine, phénol, butane, polonium 210, DDT... (Source Pharmacien de France n°1)

10/ Ecoute cannabis: 0980 980940 - Drogues info service: www.drogues-info-service.fr 0800 23 13 13

11/ Pression artérielle et grossesse : La mesure de la pression artérielle pendant la grossesse permet de repérer des risques de complications pour la mère (hématome rétroplacentaire, œdème pulmonaire, accident vasculaire cérébral…) et l'enfant à naître (retard de croissance, naissance prématurée).

12 Pour rire : Mon fils est tombé de mobylette. Il a le bras pleins d'esquimaux.