Joupcha 43 - avr 2016

Par votre pharmacien
Joupcha 43  - avr 2016

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1/ Dépistage GRATUIT de l'hypertension, avec un tensionmètre hospitalier à la pharmacie tous les mardis de 9h à 11h30 et 14h30 à 18h30 et les jeudis matin de 9h à 11h30 (sauf lors des congés) et nouveauté : maintenant DEPISTAGE aussi du DIABETE : matériel hospitalier, dossier accessible par votre médecin (mot de passe haute sécurité).

    Chiffres : 400 nouveaux diabétiques par jour en France, 700 000 diabétiques ne savent pas qu'ils sont atteints. Venez vous faire diagnostiquer car les traitements sont de plus en plus simples et on vit de mieux en mieux, si on se soigne.

2/ L'IMC est associé au risque de cancer, avec des effets considérables au niveau de la population. La diversité des effets suggère que différents mécanismes sont associés à différents emplacements de cancers et différents types de patients. Pour des conseils de diététique, consultez Béatrice qui vient de se spécialiser par un DPC. (Lancet 2015)

3/ L'opération la plus importante d'Interpol contre les médicaments contrefaits s'est déroulée en mai 2014, dans onze pays, avec la saisie de 9,6 millions de médicaments contrefaits, la fermeture de 12 000 sites internet et 434 arrestations. Une autre opération en juin a conduit à la saisie de plus de 100 tonnes de médicaments contrefaits, dont des traitements contre la malaria. Le directeur exécutif d'Interpol, Jean-Michel Louboutin, a appelé à un renforcement de la législation et de la formation des douaniers et des policiers. « À chaque fois qu'il y a une partie de la planète qui n'est pas bien protégée, cela contamine le reste du monde », a-t-il déclaré. A savoir, le système des pharmacies françaises est le plus protecteur.

La préoccupation se porte aussi sur le trafic de médicaments non contrefaits, qui vient alimenter les caisses des mafias. Un certain nombre de médicaments, dont des traitements contre le cancer, ont été volés dans un hôpital en Italie avant de réapparaître au Royaume-Uni, Allemagne, Finlande. (lequotidiendupharmacien.fr/actualite/article/2014/11/20)

4/ Quand le chiot paraît ... (Source = Pharmacie de France n°5 )

La physiologie des carnivores domestiques (chien ou chat) n'est pas la même que chez l'Homme. Il ne faut pas confondre l'écoulement sanguin des règles de la femme (période stérile) et des chaleurs de la chienne (période idéale de reproduction)

La mise-bas se produit entre 58 et 63 jours après la saillie (la gestation dure légèrement plus longtemps chez les grandes races que chez les petites). Dans les semaines qui précédent la naissance, le ventre de la chienne grossit, ses mamelles se développent, son appétit diminue parfois. On constate souvent une inquiétude et l'animal n'aime pas de rester seul. Quelques jours avant la naissance, les mamelles laissent sourdre quelques gouttes d'un liquide crémeux appelé colostrum. 

Le début de la mise-bas se manifeste par des contractions abdominales espacées puis plus fréquentes. Les enveloppes foetales vont apparaître à la vulve et percer, laissant s'écouler un liquide verdâtre dû à un pigment d'origine sanguine (couleur normale chez les carnivores). La chienne lèche ce liquide et un petit apparaît en général dans les minutes qui suivent, relié par son cordon ombilical à un placenta que la chienne mangera, en sectionnant d'un coup de dents le cordon.

Le nombre de petits est variable selon les races et plus important chez les grands chiens. Il est possible que la chienne n'ait qu'un petit. Dans ce cas, on aura soin de la présenter à un vétérinaire, afin qu'il vérifie qu'il n'en reste pas un autre, coincé dans l'utérus. Normalement, les naissances se suivent à intervalles d'environ une demi-heure, mais il peut y avoir jusqu'à 4 heures entre 2 petits. En général, l'intervalle entre 2 naissances est constant, mais il existe des exceptions.

Le meilleur moyen de connaître à l'avance le nombre de petits et d'être sûr qu'aucun ne reste coincé est de faire pratiquer une radiographie par un vétérinaire dans les jours précédants la mise-bas.

La plupart des cas, tout se passe bien et la chienne s'occupe de tout. Les petits vont téter spontanément ou avec l'aide de leur mère. Si un chiot semble peu vigoureux ou que sa mère s'en désintéresse, on pout le frictionner doucement, puis le replacer près des tétines de la chienne. On peut apporter nourriture et eau à la mère qui bien souvent refuse de quitter ses petits au début. Elle s'occupe de leur toilette, avale leurs déjections et les défend contre les éventuels intrus.

On évite de laisser d'autres animaux s'approcher de la portée, car la chienne se montre alors redoutable. De la même manière, on ne manipule pas trop les chiots et on les laisse téter tranquillement.

Les premières tétées sont primordiales car les chiots absorbent du colostrum qui contient des anticorps d'origine maternelle qui protègent les petits contre diverses maladies durant plusieurs mois. Dans les jours qui suivent, ce colostrum est remplacé par le lait qui assure la croissance équilibrée du chiot durant les premières semaines.

Si les chiots sont très nombreux, si la mère semble ne pas avoir de lait ou si elle refuse d'allaiter, on peut recourir au lait artificiel en poudre (jamais de lait de vache dont la composition n'a rien à voir avec celle du lait de chienne) que l'on administre en suivant le mode d'emploi. En général, il faut mélanger une poudre à de l'eau à 39 °C et utiliser le biberon fourni. Si la chienne l'accepte, on nourrit artificiellement les petits le jour et on laisse leur mère s'en occuper la nuit.

On pense à vermifuger la mère dans les jours qui suivent la mise-bas car le plus souvent la gestation favorise une réapparition des parasites. Les petits peuvent être vermifugés dès la troisième semaine.

L'alimentation est progressivement complétée par des aliments solides afin de commencer le sevrage. Dès lors, le chiot va grandir jusqu'à un âge qui est d'autant plus élevé que la race est de grande taille.

5/ Conduite à tenir après un traumatisme crânien ( = TC ) de l'enfant : Dr Jean-Marc RETBI (Hôpital Delafontaine, 93205 Saint-Denis)

Les TC peuvent provoquer des hématomes et plaies du cuir chevelu, fractures du crâne, hémorragies intracrâniennes, contusions cérébrales et lésions axonales diffuses. Leur gravité potentielle tient aux Lésions intraCrâniennes(LIC), dont certaines n'apparaissent que secondairement (un hématome extradural se manifeste après un intervalle libre de quelques heures ; etc).

Le TC est une situation fréquente mais les TC de l'enfant présentent des particularités cliniques :

De 0 à 18 ans (hors trauma obstétrical), ils sont fréquents, mais bénins (sans LIC) dans plus de 80 % des cas (chocs mineurs, chutes inférieures à 1 m de haut). Il faudra systématiquement faire un examen médical au moindre doute et le médecin décidera de la conduite à tenir = CAT.

Il n'y aura pas forcément un scanner ou une hospitalisation (utilité réduite et coût élevé).

Les parents peuvent être responsables du TC par négligence ou maltraitance.

Le premier examen clinique est fait sur la scène de l'accident, aux urgences d'un hôpital, ou au cabinet d'un médecin. Il comprend un recueil des circonstances de survenue, un examen céphalique et neurologique soigneux. La première évaluation permet d'identifier la plupart des TC bénins et des TC sévères ; mais il existe une zone de recoupement et un TC « mineur » peut s'aggraver secondairement. Il faut donc ABSOLUMENT surveiller toute aggravation.

Les éléments de gravité immédiate sont :

1) Une détresse vitale : état de choc, hypertension intracrânienne aiguë (bradycardie, hypertension artérielle et apnées...),

2) Des troubles de la conscience :

- perte de connaissance initiale (suivie d'une reprise de la conscience), dont il faut préciser la durée. 

- coma (détermination par réponse motrice & verbale & ouverture des yeux).

3) Des troubles neurologiques : convulsions, hémiplégie, mydriase aréactive unilatérale, etc

4) Des signes de fracture de la base du crâne : ecchymose rétro-auriculaire, hématome en lunettes, hémotympan, écoulement de LCR par le nez ou une oreille,

5) D'autres traumatismes, notamment au niveau du rachis cervical.

Classification des TC (adaptée de Masters et coll.) et CAT = conduite à tenir

TC bénin TC modéré TC sévère

 - Aucun symptôme - Pas de perte de connaissance. - Ou état de léthargie < 6 heures, avec possiblement un ou deux vomissements, des céphalées, une envie de dormir. - Perte de connaissance initiale (durée ?) - Confusion prolongée - Convulsions - Vomissements = 3, céphalées importantes, somnolence croissante, - Suspicion de fracture. - Coma (GCS = 8/15), - Signes neurologiques de localisation, - Polytraumatisme (TC et au moins un autre traumatisme) - Plaie crânio-cérébrale

 CAT : examen médical mais ni hospitalisation ni examen complémentaire. Surveillance à domicile (sauf cas particuliers, nourrissons & traumtisme violent _ chute > 2 m de haut, accident de la voie publique), avec instructions aux parents. * rester en permanence à côté de l'enfant, * le réveiller toutes les 3 heures la 1er nuit, * ne pas lui donner de médicaments autres que du paracétamol, * le ramener à l'hôpital au moindre signe inquiétant (somnolence, vomissements, céphalées croissantes, comportement inhabituel,etc). CAT : hospitalisation de 24 heures et Scanner cérébral. Surveillance avec examens neurologiques répétés. Il faut refaire un scanner en cas d'aggravation clinique. Exemple d'indications du scanner : * enfoncement crânien palpable * troubles de la conscience, * inégalité pupillaire * signe de fracture de la base du crâne, * signes d'hypertension intracrânienne * suspicion de maltraitance * traumatisme violent * polytraumatisme * en cas de doute * en cas d'aggravation. CAT : transfert dans une structure comportant Réanimation, Neurochirurgie et Scanner. Chirurgie d'urgence : il faut détecter et traiter en temps opportun les LIC curables. 2 tiers des morts évitables après un TC sont liées à un hématome intracrânien. L'hématome extradural se manifeste après un intervalle libre (moins d'une heure à 48 heures) par un coma, une hémiparésie, une mydriase aréactive homolatérale. Chirurgie d'urgence : * plaie du scalp * hématomes sous-dural, extradural * plaie crânio-cérébrale, etc.

6/ Huile essentielle du mois : La Lavande fine Lavandula officinlais est calmante et antispasmodique (crampes, contractures musculaires, torticolis). Elle est aussi cicatrisante (plaies, brûlures, piqûres d'insectes, coups de soleil, ampoules).

7/ L'écologie, ça n'est pas compliquée. Eteignez une ampoule électrique quand vous quittez une pièce. La consommation est très faible mais une seule ampoule allumée pour rien dans un million de logements, c'est une centrale électrique qui fonctionne pour rien. (n'oubliez pas que l'électricité ne pollue pas dans votre maison, mais cela pollue au niveau de la centrale, d'autant que le rendement de transport de l'électricité n'est pas exceptionnel). La seule exception est le tube fluo dont la décharge de mise en route représente environ 45 mn de fonctionnement. Une seule contre-indication : les personnes âgées ou toutes personnes voyant mal, qui risquent des chutes si l'éclairage n'est pas suffisant.

8/ Pour rire : * Autobus : Véhicule qui roule deux fois plus vite quand on court après que quand on est assis dedans.

  * Mon médecin m'a parlé de douleurs interpostales ! *J'ai mal dans le bas du dos. J'ai attrapé un bungalow.