Joupcha 42 - fév 2016

Par votre pharmacien
Joupcha 42  - fév 2016

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1/ Conseils aux parents dont l'enfant a une diarrhée aigüe: Votre enfant a des selles liquides et fréquentes avec ou non des vomissements. Le risque majeur est la déshydratation (parfois rapide, avec mise en danger de la vie de l'enfant).

a/ Pour éviter la déshydratation, alimentation en 3 étapes :

Etape 1 : Suspendez l'alimentation habituelle, en dehors de l'allaitement maternel (on recommande de le poursuivre).

Utilisez une solution de réhydratation (pas de coca...) : Hydranova, Adiaril. 150 à 200 ml / kg / 24heures (surtout pas 1sachet complet après chaque diarrhée).

On fait boire en petites quantités et sur intervalle de temps défini par le médecin (en général 10 à 20 ml toutes les 10mn ou 1 cuiller à café toutes les 5mn).

Respectez l'ordonnance. Ne donnez pas trop d'un coup, même si l'enfant réclame (il risque de tout vomir).

Si l'enfant ne veut pas boire, ne lui donnez pas rien d'autre car sinon, il ne prendra pas la solution. Une fois que l'enfant comprend que la solution lui soulage la bouche pateuse, il ne refusera plus.

Etape 2 : Après 6 heures de réhydratation ou si l'enfant ne veut plus boire.

Pour l'enfant non encore diversifié (âge inférieur ou égal à 6 mois).

 Âge inférieur à 4 mois : lait de régime, sans protéines de lait de vache (Novalac Riz 100% végétal, Peptijunior, Alfaré)

 Âge 4 à 6 mois : lait sans lactose (Novalac Diarinova, Diargal, Olac...).

Pour l'enfant déjà diversifié : débutez en petites quantités une alimentation solide anti-diarrhéïque (compote pomme ou pomme-coing, crème de riz, pot banane, carotte, yaourt).

NB : évitez fruits, légumes crus et aliments gras. Maintenez l'allaitement en évitant une surconsommation d'agrumes.

Etape 3 : les jours suvants :

Enfant non diversifié : poursuivez la réalimentation par lait de régime, aux quantités habituelles, pendant 7 à 10 jours.

Enfant déjà diversifié : reprenez l'alimentation habituelle en privilégiant des anti-diarrhéiques jusqu'à l'obtention des selles normales.

b/ Hygiène : Soyez stricts. * Lavage soigneux des mains. * Changes fréquents. * Toilette au savon en évitant les lingettes. 

c/ Surveillance : Revenez à l'hôpital si vous constatez : * Refus de boire.

* Poursuite des vomissements (au moins 3 dans la journée). * Poursuite de la perte de poids.

* Selles abondantes et fréquentes. * Présence de sang ou de glaires dans les selles.

* Changement de comportement (somnolence, faiblesse, pleurs inexpliqués, yeux cernés). (source : hôpital de Beaumont 2016)

2/ Effets néfastes des pesticides sur l'espèce humaine. Les risques les plus élevés sont observés lors d'exposition professionnelle (industrie, milieu agricole), avec augmentation de cancers et de la maladie de Parkinson, ainsi que des troubles de la fertilité. Les femmes enceintes, les enfants nés ou à naître sont particulièrement vulnérables également.

3/ L'écologie, ça n'est pas compliquée. Des gestes de tous les jours peuvent beaucoup.

Coupez l'eau du robinet en lavant les dents, en vous rasant (Savez-vous que la Californie connaît depuis 4 ans sa pire sécheresse depuis 4 ans, que les pompages profonds provoquent des affaissements de maisons de 70 cm : les amendes sont de 10 000 dollars par jour).

Marchez au lieu de prendre l'auto pour 200 mètres. Autant de temps pour charger la voiture, vous garez, faire demi-tour. Bon pour le moral, les veines, les poumons, le coeur...

4/ Dépistage GRATUIT de l'hypertension, avec un tensionmètre hospitalier à la pharmacie tous les mardis de 9h à 11h30 et 14h30 à 18h30 (sauf lors des congés).

5/ Attention au diabète et à l'insuffisance rénale chez le chien et le chat. Des quantités de boissons anormalement élevées peuvent signer un diabète, une insuffisance rénale, une affection génitale chez les femelles ou d'autres maladies plus rares. Il faut consulter sans tarder le vétérinaire. En effet, les maladies endocriniennes sont souvent d'apparition et d'évolution lentes. Un traitement rapide peut éviter les séquelles souvent irréversibles, voire mortelles. Tout propriétaire d'un animal devrait être attentif à ce que mange ou boit son compagnon, ainsi qu'à la couleur et la consistance des selles et la couleur et la quantité des urines émises. La quantité normale d'urines émises par un chien varie entre 25 et 50 ml par kg de poids vif et par jour. La quantité normale de boisson d'un chien peut aller jusqu'à 75 ml d'eau par kg de poids et jour (2 litres pour un Berger allemand de 30 kgs).

a/ le diabète sucré : c'est une hyperglycémie chronique non dûe à un excès de sucres dans l'alimentation, mais à une incapacité de l'organisme à stocker ces sucres faute de sécréter suffisamment d'insuline. Normalement, l'élévation du taux d'insuline se produit après le repas. A l'inverse, lors du jeûne, la diminution du taux sanguin d'insuline entraîne la libération, en vue de leur utilisation, des réserves de l'organisme, augmentant du même coup la glycémie. Chez l'animal diabétique, soit le pancréas ne produit pas ou produit trop peu d'insuline, soit cette insuline est inefficace. L'augmentation du taux de glucose sanguin a pour 1er effet l'élimination urinaire, d'où augmentation de la soif, de la diurèse et de la faim.

Les causes favorisant l'apparition d'un diabète sucré sont nombreuses et variées :

Certaines races de chiens seraient à haut risque (Caniche, Teckel, Pinscher et Cairn Terrier). Certaines seraient à faible risque : Berger Allemand, Cocker et Boxer.

 La plupart des diabètes sucrés se déclarent entre 6 et 10 ans, avec une plus grande proportion de femelles.

 L'obésité, surtout chez les chiens et chats sédentaires aux régimes alimentaires déséquilibrés.

Complications diverses : sensibilité accrue aux infections et retards de cicatrisation, cataracte ou opacification du cristallin de l'oeil (reflets bleutés dans les deux yeux)

Le traitement consiste en l'injection quotidienne d'insuline et on évalue l'efficacité du traitement en vérifiant la quantité de sucre éliminée dans les urines, par bandelettes.

Alimentation : on évitera sucre, chocolat, pâtisseries et récompenses énergétiques. On conservera riz et pâtes, la cellulose des légumes. Les protéines serviront à apporter les acides aminés (utilisés pour la structure de l'organisme) et l'énergie lentement libérée : protéines de bonne qualité et sans déchets comme du boeuf maigre. Les lipides fourniront de l'énergie, sans excès pour ne pas modifier son poids. On enrichira la ration en vitamines et en matières minérales.

b/ l'insuffisante rénale : Le rein est l'organe chargé d'éliminer les déchets protéiques (sous forme d'urée), les sels minéraux et l'eau. Lors d'insuffisance rénale, ces déchets sont moins bien éliminés et l'animal doit utiliser beaucoup plus d'eau pour augmenter le flux rénal. L'alimentation vise une diminution des déchets protéiques, en diminuant le taux de protéines de la ration (mais un déficit protéique diminue la masse musculaire), ou en améliorant la qualité des protéines fournies sans excès (protéines facilement métabolisables dans le fromage blanc, la viande maigre, le poisson maigre...).

Le vétérinaire pourra proposer des aliments diététiques particuliers. (Source= Pharmacien de France 2000).

6/ Les bons gestes à faire face à une crise convulsive 

Les crises d'épilepsie surviennent de façon imprévisible, de courte durée et cessent spontanément. Certains gestes sont indispensables et d'autres au contraire sont interdits.

gardez votre calme.

prévenez un médecin s'il s'agit d'une première crise.

allongez délicatement la personne, en position latérale de sécurité

protégez sa tête contre d'éventuelles blessures

s'assurez qu'elle respire sans difficulté

restez auprès d'elle jusqu'à ce qu'elle ait récupéré, réconfortez-la et repérez les blessures éventuelles.

Il ne faut pas :

empêcher les mouvements et surtout ne rien mettre dans la bouche de la personne en crise.

la déplacer, sauf pour la protéger d'éventuelles blessures.

appeler systématiquement du secours, sauf si la personne souffre de difficultés respiratoires ou en cas de blessures.

penser que la personne a totalement récupéré sitôt la crise terminée (confusion et désorientation peuvent persister plusieurs minutes). (Source= Pr Reinert - Quotidien du Pharmacien) Associations et organismes : AISPACE 06 79 25 88 39 ; BFE 236 bis r Tolbiac 75013 Paris 01 53 80 66 64; FFRE 149 rue sevres hôp Necker 75015 Paris 01 47 83 65 36

7/ Mutuelles : En ce début d'année, pensez à ramener votre mutuelle. Nous devons IMPERATIVEMENT scanner la carte avec le dossier à présent. Ca n'est donc pas par méfiance ou pour vous embêter. C'est obligatoire, même si nous vous connaissons depuis des années.

Sachez que la gestion des impayés de la Sécurité sociale et des mutuelles demandent beaucoup de temps. Pour gérer les dossiers incomplets, il me faudrait embaucher une personne en plus et CA N'EST ABSOLUMENT PAS POSSIBLE avec les coupes budgétaires du gouvernement.

Nous demandons votre aide car l'équipe parle beaucoup avec vous, aime aller au fond des choses pour vous faire un bon conseil ou vous trouver des solutions. Et nous préférons passer du temps à cela qu'à gérer du papier.

8/ Huile essentielle du mois : Romarin ABV

On l'utilise pour les hépatites toxiques ou médicamenteuses et comme tonique biliaire dans les insuffisantes hépatiques et biliaires de l'adulte.

9/ Usure et TVA :

Qui sait que sur de plus en plus de produits que l'on vend en pharmacie, la TVA est le double ou le triple de notre marge.

Ainsi l'Etat met la moitié ou les deux tiers de notre travail dans sa poche, n'est-ce pas de l'usure ou du racket légalisé ? Sans rien faire. Cela veut dire que nos années d'étude, notre temps de travail, le salaire des français que nous employons vaut moins que la main-mise de l'Etat sur votre argent.

10/ Le risque de suicide après une tentative ne diminue pas avec le temps. Une tentative sur 3 récidive : ce taux semble inférieur si une psychothérapie brève est vite mise en place. Une étude anglaise et une australienne ont montré que 10% mettront fin à leurs jours, parfois 20 ans après. Des symptômes à ne pas ignorer. (Source = Prescrire n°243)

11/ Pour rire : * M. le pharmacien, mon nez coule. - Vous lui avez appris à nager ?

* Mon mari prend une quantité gastronomique de médicaments.