JOUPCHA 4 - 19.04.2011

Par votre pharmacien
JOUPCHA 4  - 19.04.2011

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N°4 -19-04-2011 - Principale Source : Prescrire (revue formation Médecins-Pharmaciens, indépendante des lobbies industriels, financée par ses lecteurs.)

1/ De la lavande aux multiples propriétés (JIM 01/03/11-Dr Jack Breuil) On constate de plus en plus d’infections fongiques (champignons microscopiques), notamment chez les immunodéprimés et de plus en plus de résistances aux médicaments. Peu de nouveaux médicaments sont attendus. Cela concerne différentes pathologies (vulgaire pied d'athlète, infections systémiques gravissimes...). L’huile essentielle (HE) de lavande est largement prescrite en marge de la médecine classique. a/ Etude portugaise des propriétés antifongiques alléguées de l'HE de Lavandula viridis L'Her (détermination des Concentrations Minimales Inhibitrices selon des techniques microbiologiques classiques sur Candida albicans, Cryptococcus neoformans ou des dermatophytes). Les dermatophytes et C. neoformans étaient particulièrement sensibles, ainsi que C albicans. En outre, l'HE inhibait la filamentation de C. Albicans. b/ Etude par des obstétriciens iraniens de propriétés complémentaires de l’HE de lavande : Essai randomisé conduit chez 120 primipares en bonne santé générale sur lesquelles, lors d’une épisiotomie, on badigeonnait de l'HE de lavande ou une solution type Betadine (iode). Que croyez vous qu'il advint ? Il n'y eut aucune différence statistique significative entre les deux groupes en termes de complications locales, mais celles qui bénéficièrent de la lavande récupérèrent plus rapidement un état local satisfaisant. La conclusion des auteurs : il serait certainement judicieux d'utiliser plus souvent l'HE de lavande dans cette indication. Demain les salles d'accouchement sentiront peut-être la lavande ! Zuzarte M et coll. : Chemical composition and antifungal activity of the essential oils of Lavandula viridis L'Her. J Med Microbiol 2011 Publication avancée en ligne le 14 février Vakilian K et coll. : Healing advantages of lavender essential oil during episiotomy recovery: a clinical trial. Complement Ther Clin Pract 2011; 17: 50-3Nous vous rappelons que nous avons un rayon Aromathérapie pour répondre à tous vos besoins. 2/ "De plus en plus de jeunes accros aux jeux vidéo" Relaté dans le JIM , d’après Figaro - 19 mars 2010 Addiction aux drogues, au tabac, à la nourriture... Les parents désormais y ajoutent une autre dépendance, les écrans. Elle est de plus en plus préoccupante, notamment pour les jeux en ligne. Mais le psychiatre Marc Valleur, chef de clinique à l’hôpital Marmottan et responsable de consultation en addictologie, rassure “L'addiction est peu fréquente compte tenu du nombre de jeunes qui jouent". Ces adolescents qui plongent conjuguent souvent difficultés psychiques, sociales et familiales. Le jeu leur offre une échappatoire. Pour les psychiatres, la prise en charge passe notamment par la parole : "on les aide à critiquer ce qui se passe dans le jeu et, comme c'est une fuite, ils vont vite parler de leurs autres difficultés”. Objectif : développer leurs compétences vers la réalité physique. Reste que tous les intervenants jugent indispensable que les parents fassent preuve d'une certaine autorité. Priorité numéro un : ne pas installer l'ordinateur dans la chambre du jeune. 3/ Actualités sur les AVC (accidents vasculaires cérébraux) Dr Patrick Hertgen, médecin urgentiste - Brigade des sapeurs-pompiers de Paris En France, 100 000 personnes par an font un AVC (10 à 15% décèdent le premier mois; 75% survivent avec séquelles). En Occident, les AVC sont la première cause de handicap acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence et la troisième cause de mortalité. Les AVC regroupent : 1- infarctus cérébraux, 2- accidents ischémiques transitoires, 3- hémorragies intracérébrales. L’âge moyen de survenue d’un AVC est légèrement supérieur à 70 ans chez l’homme, et à 75 ans chez la femme.Cependant, 25% des victimes d’AVC ont moins de 65 ans.

La prise en charge précoce et spécialisée des patients victimes d’AVC permet de diminuer mortalité et séquelles : les conduire le plus vite possible vers une unité neuro-vasculaire (UNV), en notant l’heure de survenue des symptômes. Vous devez donc bien connaître les signes évoquant la survenue d’un AVC, d’autant plus si vous (ou votre entourage) êtes à risque vasculaire : - une déviation des traits, traduisant une paralysie faciale. - une faiblesse d’un membre supérieur ou une difficulté brutale à la marche, traduisant une hémiplégie. - un trouble du langage, traduisant une aphasie. Devant l’un ou plusieurs de ces trois signes d’alerte, même s’ils diminuent, appelez le 15 pour organiser un transport le plus rapide possible vers une UNV.

Recommandations : si le médecin traitant reçoit un appel faisant évoquer la survenue d’un AVC chez un patient, il lui est recommandé d’établir une conférence téléphonique avec le 15 de manière à diminuer le délai d’admission dans une UNV. Selon l’organisation locale et la disponibilité des intervenants, le centre 15 organisera un transport le plus rapide possible. Conclusion : Au total, l’amélioration de la prise en charge préhospitalière initiale des patients victimes d’AVC passe par : - la reconnaissance précoce des 3 signes d’alerte : une paralysie faciale, une hémiplégie, une aphasie. - l’admission la plus précoce possible, coordonnée par le centre 15, du patient vers une UNV. 4/ "On peut tous apprendre les gestes de secourisme psychique" La Croix - 10 septembre 2010 Jean-Louis Terra, psychiatre, explique "que l'on peut prévenir une tentative de suicide". La crise suicidaire, même très avancée, est réversible. Les gens sont ambivalents jusqu'au bout. Les personnes qui ont des idées de suicide - environ 5 % - peuvent être arrêtées si elles sont écoutées au bon moment par la bonne personne qui va constituer une bouée de sauvetage. Si quelqu'un vous dit je vais mal, ne changez pas de sujet, ne le rassurez pas bêtement en disant cela va passer. Au contraire, soyez curieux de l'autre, pour approfondir sa souffrance, voir jusqu'où est allée la crise. “Tout citoyen à peu près équilibré et qui a le souci de l'autre peut apprendre à entrer en contact avec quelqu'un qui va mal, à évaluer l'urgence suicidaire pour l'orienter vers la chaîne de secours : famille, urgences, médecin traitant, numéros verts...” estime Jean-Louis Terra. (numéro vert Fil santé jeune 0800 235 236 - Croix-rouge 0 800 858 585). 5/ Notre métier, c’est aussi la location de matériel médical; c’est aussi la vente de changes incontinence à prix très compétitif; c’est aussi la fabrication de corsets sur mesure.; 6/ Dépression postnatale : 10 à 20% des femmes sont concernées. En général, cela débute 4 à 6 semaines après l'accouchement. Mais elle peut apparaître dans l'année qui suit l'accouchement. Cela peut influencer le développement psychique de l'enfant. Aussi n'hésitez pas à vous faire suivre par un médecin. 7/ Parler des dangers liés à la drogue à ses enfants Source : le JIM d’après Le Parisien - 6 mai 2010 Sondage BVA selon lequel "21% des parents ne parlent jamais à leurs enfants des dangers liés à la consommation de drogue, [et] 22% ne leur rappellent jamais que c'est interdit". "Un parent sur 3 ne se sent pas soutenu par des professionnels". Mais la famille est la clé de voûte des soins : son implication améliore de 30% l'efficacité du traitement de la dépendance au cannabis, selon une étude européenne. Lors d'un colloque sur “Parents et prévention des addictions chez les ados” (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie), son président dit : "les spécialistes ont longtemps considéré les parents comme l'une des causes du problème lorsqu'ils avaient un ado à traiter. Du coup, laissées de côté les familles se sentent souvent mal à l'aise pour aborder ce sujet avec leurs enfants". Il estime que "les traitements sont mieux suivis si les parents s'en mêlent. Ils ne doivent pas être en permanence derrière leurs enfants, mais a contrario ne rien dire, c'est criminel". 8/ Algues vertes mortelles Que choisir 483 - juil août 2010Les algues vertes fraîches ne sont pas dangereuses. Mais lorsqu’elles se décomposent, elles dégagent de l’hydrogène sulfuré, toxique par inhalation. A 1000 ppm, ce gaz est mortel en quelques minutes, mais à 100 ppm, une brève exposition peut entrainer une perte de connaissance. La consigne est “sur une plage avec des grandes quantités d’algues, faites un détour”. Les plages les plus risquées actuellement sont en Bretagne. On peut les reconnaitre à l’odeur d’oeuf pourri. Mais pas toujours car le tapis d’algue peut faire une croute qui retient les odeurs. A l’intérieur, la fermentation est avancée. Un pied dans la croûte, elle cède, dégageant le gaz mortel. 9/ Quelques idées vraies : (Source Prescrire n°190, Dr Lhuissier)  

a/ une consultation médicale peut ne pas nécessiter une prescription de médicaments et être de très bonne qualité. b/ en cas de fièvre, il est rarement urgent de débuter des antibiotiques; mieux vaut d'abord se reposer, boire et recourir au Doliprane. c/ si les antibiotiques s'avèrent nécessaires, une injection ne garantit pas une guérison plus rapide que des comprimés. d/ beaucoup d'affections avec fièvre sont dues à des virus sur lesquels les antibiotiques sont totalement inefficaces.

10/ Electricité et sécurité des enfants : (Source : EDF)Les enfants sont les principales victimes des accidents domestiques électriques. Il faut leur expliquer les risques de l'électricité et adapter leur environnement :

a/ ne laissez jamais traîner une rallonge dénudée, mal branchée ou équipée de deux prises mâles; b/ utilisez des prises de courant à éclipse (les orifices débranchés sont fermés par 2 volets) et des fiches à broches protégées (non conductrices sur toute la longueur). c/ évitez les jouets qui se branchent directement sur le courant. Exigez des jouets équipés d'un transformateur de sécurité qui réduit la tension à 12 volts maximum. d/ préférez les plafonniers ou les appliques murales dans les chambres d'enfant (les lampes sur pied peuvent tomber). e/ utilisez des interrupteurs démontables uniquement avec un outil.

11/ Attention aux seringues trouvées dans la nature : les virus présents dans le sang peuvent être contaminants très longtemps. 12/ Histoire d’en rire : - Quel est le comble pour une voyante ? Perdre la boule. - Pourquoi ne faut-il pas raconter de blagues à un ballon ? Parce qu’il risque d’éclater de rire.