JOUPCHA 25 - 14.11.2013

Par votre pharmacien
JOUPCHA 25  - 14.11.2013

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n°25 - nov 2013 Principale Source : Prescrire (revue formation Médecins-Pharmaciens, indépendante des lobbies industriels, financée par ses lecteurs.)

1/ De la sécurité des génériques : Souvent l'argument est que le générique est moins bien que l'original du médicament. Or dans pratiquement 100% des cas, les chaînes de fabrication étant neuves, le générique est de meilleure qualité. Quant à la sécurité, l'affaire récente du furosémide TEVA montre que le premier fabricant mondial de génériques place la sécurité avant l'argent, ce qui n'est plus le cas de beaucoup d'autres industriels (voir l'affaire de la viande de cheval en grande distribution). Le furosémide TEVA n'avait aucun problème, c'est la patiente qui avait intervertit un comprimé. Le fabricant a dépensé des centaines de milliers d'euros pour assurer votre sécurité, alors qu'il n'y avait aucune preuve d'un problème. Connaissez-vous beaucoup de fabricants qui le font actuellement ? A méditer car la délivrance comprimé par comprimé entraînera forcément des accidents chez les patients.

2/ Toxicomanie, alcoolisme, soins des malades et soutien de l'entourage : (Source : CSAPA & ANPAA nov 2013)

a/ Vous souffrez de la consommation d'alcool d'un membre de votre entourage ? Vous vous posez des questions sur la consommation de cannabis d'un proche ? Vous vous demandez comment aider votre conjoint qui est en difficulté avec les jeux d'argent... ? Groupe de parole pour l'entourage, une fois par mois (20 décembre 2013 - 17 janvier 2014) avec Mme Rémy, psychologue (anonyme, non payante, à Argenteuil) ; Inscription au 01 30 76 30 13.

b/ Association Entr'acte, antenne au 1 bis rue du Talon, 95260 Beaumont sur Oise 01 39 37 61 33. S'adresse à toute personne (enfant, adolescent, parent, adulte, confrontés à des problèmes psycho-socio-éducatifs ; groupe familiaux) rencontrant des problèmes individuels, familiaux, conjugaux... Thérapie brève par des psychosociologues, psychothérapeutes, psychologues cliniciens...

c/ Réseau R.A.V.I - CSAPA - Voie 11 au 7 rue Hadancourt 95340 Persan (01 30 28 73 00), intégré à l'Hôpital de Beaumont, gratuit, anonyme : une équipe de 2 infirmières, 3 médecins addictologues, 1 psychiatre, 2 psychologues, 1assistante sociale, 1 éducateur spécialisé, 1 aide soignante. 8h30 à 18h30 Lundi-Mardi-Vendredi / 8h30 à 13h30 Mercredi / 11h à 16h30 Jeudi. Pour les ados, Escal'Ado 14h30 à 18h30 Mercredi / 9h30 à 12h30 Samedi.

Le soutien de l'entourage est important car souvent, l'implication intense autour du malade-consommateur épuise la famille, entretient le malade dans son mal, développe un effet-miroir qui aggrave les problèmes du malade et de l'entourage. Dès le début, l'entourage a intérêt à consulter. Vous découvrirez comment être vraiment utile, comment vous protégez, ce que vous pouvez tolérer, ce qu'il faut absolument refuser.

3/ Alcoolisme : ce qu'il faut savoir.

a/ c'est une maladie comme l'asthme, l'hypertension... Plus l'enfant sera exposé jeune au goût, à l'idée "alcool=fête" (ex: champomy), plus le risque qu'il bascule vers la maladie augmente s'il a une sensibilité biologique particulière ; L'alcoolique peut souffrir de troubles psychologiques l'empêchant de s'adapter à la vie quotidienne ; il peut être victime d'un environnement social qui le pousse à boire. L'alcool occupe toutes ses pensées. 

b/ L'entourage n'est pas responsable de l'alcoolisme qui touche un proche. Les racines de la maladie, anciennes et complexes, sont à chercher ailleurs.

c/ Toutefois, l'entourage est, sans le vouloir, impliqué dans cet alcoolisme : soit passivement, parce qu'il l'ignore et donc le tolère, soit activement parce qu'il le combat avec de mauvais moyens.

La négation du problème = déni, est une attitude de défense. Devinant l'ampleur de son problème, la personne n'est pas encore prête à l'accepter. La honte est trop forte, l'étiquette d'alcoolique insupportable, le malade pense pouvoir gagner seul le combat contre l'alcool. Là où l'entourage ne voit que mauvaise foi ou mensonge, il faut imaginer au contraire une tentative désespérée du malade pour s'en sortir par lui-même. 

Ce qu'il faut éviter :

a/ argumenter indéfiniment sur les problèmes créés par l'alcool. La raison, la volonté sont de peu de poids face à la dépendance. Vous risquez au contraire, par une insistance excessive, d'augmenter la culpabilité et donc la consommation d'alcool.

b/ traiter la personne en malade. C'est le meilleur moyen pour... qu'elle le reste. Certes l'alcoolisme est une maladie, pais une personne ne se réduit jamais sa maladie !

c/ se liguer avec le soignant contre le malade. Il s'agit de guérir, pas de condamner.

d/ jouer les psy ou les sauveurs. Vous n'êtes ni l'un ni l'autre. Soyez vous-même !

e/ attendre trop longtemps, laisser la situation s'aggraver démesurément.

f/ vous montrer soupçonneux, passer votre temps à quantifier, surveiller, marquer le niveau des bouteilles etc. Non seulement cela ne sert à rien, mais la confiance même relative, qui existait encore, risque de disparaître. En infantilisant le malade, vous renforcez son sentiment de honte, qui entretient son alcoolisme.

g/ proférer des menaces, faire du chantage. Le malade, se sentant incompris, mal aimé, coupable, se trouve toutes les raisons de continuer à boire.

N'oubliez jamais : ce n'est pas parce que vous vivez avec un malade que vous devez vous-même être malade. Tentez au contraire de sauver ce qui vous appartient : vos loisirs, vos engagements, votre personnalité.

Adresses sur www.anpaa.asso.fr

4/ Menaces à l'école, insulte, harcèlement : www.netecoute.fr ou 0 800 200 000 (gratuit depuis une ligne fixe Orange)

5/ Toxine botulique sous forme injectable pour tenter d'effacer les rides (Source = Prescrire n°221)

Ce n'est pas une substance sans danger. Les effets indésirables locaux sont une chute de la paupière, des troubles visuels, des ulcérations cornéennes, une parésie faciale. Les effets généraux sont des troubles du rythme cardiaque, des accidents allergiques graves.

6/ Amniocentèse en France : les risques (source : Prescrire n°267)

L'amniocentèse est un examen nécessaire pour dépister un certain nombre de maladies avant la naissance. Mais il faut savoir que comme tout examen, il y a un risque. Dans le cas de l'amniocentèse, le risque d'interruption spontanée de la grossesse est inférieur à 1%.

7/ Numéro vert 0 800 00 34 56 pour les jeunes parents (Source = Pharma num 32.) 3 conseils impératifs :

1/ quand vous vous occupez de bébé (le change...), toujours garder une main sur lui (ainsi, même si vous détournez les yeux, il ne pourra pas tomber). (et ne dites pas "je vais le changer" mais "je vais changer sa couche")

2/ un petit bébé ne pleure jamais sans raison (il a faim ou soif ou mal ou besoin d'amour) mais ça n'est pas encore un caprice.

3/ ne laissez jamais un bébé sans surveillance car il peut avaler quelque chose (un jouet peut toujours se casser...).

8/ Chutes et personnes âgées : les chutes représentent 80% des accidents de la vie courante chez les plus de 65 ans (soit 2 millions) et la première cause de mortalité (soit 8500 décès). Il ne faut pas faire l'autruche car des mesures simples peuvent réduire considérablement le risque. Venez à la pharmacie en parler avec nous car nous pouvons vous conseiller sur tout le matériel.

9/ Prévenir la transmission des diarrhées infectieuses : (Source = Prescrire n°212)

- se laver les mains à l'eau et au savon après un contact avec une personne diarrhéique, ses vêtements, sa literie ou ses objets familiers.

- nettoyer et désinfecter les poignées de porte, le siège des toilettes, la poignée de la chasse d'eau.

- le malade doit se laver les mains après chaque selle, après chaque miction et avant de manger.

10/ Siège à roulettes avec repose jambe s'articulant automatiquement en fonction de l'inclinaison du siège, avec ou sans tablette escamotable : Il existe des solutions, en 15 tailles différentes pour une assiste réellement adaptée à la morphologie du patient. Venez en parler en pharmacie.

11/ Herpès génital et rapports sexuels : (Source = Association Herpès n°10)  

   Vous vous découvrez un herpès génital pour la première fois et votre partenaire n'a aucun problème : évitez les rapports sexuels pendant 2 à 3 semaines car ces 2 à 3 semaines sont les plus contagieuses lorsque les lésions apparaissent la première fois. Mieux vaut utiliser un préservatif en cas de rapports, mais le préservatif ne protège que ce qu'il recouvre : le préservatif n'est pas une garantie absolue.

   Lorsque les lésions réapparaîtront plus tard, l'abstinence complète sera aussi recommandée (le virus de l'herpès génital se transmet partout : zones génitales, orales...).

   On conseille aussi le préservatif en dehors des poussées car il existe une excrétion virale asymptomatique : la contagion est possible en l'absence de lésions apparentes.

12/ AVK et entretiens pharmaceutiques : Vous prenez un traitement anticoagulant (Préviscan - Sintrom - Coumadine) depuis plus de 6 mois, la sécurité sociale paie une consultation chez nous, la pharmacie du Château, pour vous aider à mieux comprendre votre traitement, mieux le suivre, mieux le vivre. Les rendez-vous durent 20 minutes. Venez prendre rendez-vous à la pharmacie ou en téléphonant au 01 34 70 00 32, vous serez surpris de l'intérêt de cette consultation gratuite.

13/ Le saviez-vous ? En stimulant le foie, le millepertuis diminue l'efficacité de nombreux médicaments comme les anticoagulants, les pilules, les immunodépresseurs. Dans ce cas, le médecin peut augmenter les doses de médicaments pour compenser la plus grande efficacité du foie. A l'arrêt de la prise de millepertuis, vous risquez un surdosage en médicaments (puisque le médecin a augmenté les doses). (source : Prescrire n°272)

14/ Cartes bancaires, carte bleue... : à la pharmacie du Château, nous les prenons dès le premier centime.

15/ Pour rire :

Deux amis boivent un verre, tranquillement, quand l'un remarque que l'autre porte une chaussette rouge au pied droit et une verte au pied gauche. Il lui dit alors :

- Dis donc, une paire de chaussettes comme les tiennes, ça doit être rare...

- Pas tellement, répond l'autre. J'en ai encore une autre paire à la maison.