JOUPCHA 18 - 01.12.2012

Par votre pharmacien
JOUPCHA 18  - 01.12.2012

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N°18 - déc 2012 - Principale Source : Prescrire (revue formation Médecins-Pharmaciens, indépendante des lobbies industriels)

1/ Patchs à la nicotine, gommes à la nicotine et les enfants : Attention, l'ingestion par des enfants peut provoquer une intoxication. Il faut garder les patchs et les gommes hors de la portée des enfants et avant de jeter un patch, il faut le replier sur lui-même.

2/ Connaissiez-vous ces dangers ? Les 10 erreurs des familles dans l'utilisation des médicaments (Ordre National Pharmaciens).

a/ NE PAS RESPECTER INTEGRALEMENT SON TRAITEMENT

exemples : Arrêter les antibiotiques parce que "ça va mieux". Surdoser l'aspirine. Prendre des anti-inflammatoires l'estomac vide. Grouper les prises. Poursuivre des tranquillisants après la fin du traitement.

b/ SE SOIGNER TOUT SEUL OU FAIRE CONFIANCE A DES CHARLATANS. Exemple: Prendre des médicaments conseillés ou donnés par une voisine, un ami, un parent... Prendre 2 médicaments de noms différents, contenant tous deux de l'aspirine (Aspégic, Catalgine...), du paracétamol (Doliprane, Efferalgan...). Croire aux remèdes miracles.

c/ ETRE INATTENTIF. Exemples : ne pas lire avec soin l'ordonnance et les notices. Croire qu'un médicament non remboursé n'est pas dangereux, n'est pas toxique. Se tromper de voie d'administration (nez, oreille, yeux...). Ne pas écouter les explications de son pharmacien.

d/ REUTILISER DE SOI MEME DES RESTES DE MEDICAMENTS. Exemples : Réutiliser un collyre ouvert depuis plus d'1 mois ou des restes d'antibiotiques. JETER LES MEDICAMENTS N'IMPORTE OU.

e/ MAL INFORMER SON PHARMACIEN (OU MEDECIN). Exemples : Consulter plusieurs médecins et "panacher" les traitements, ou n'en prendre qu'une partie. Ne pas signaler un diabète, une grossesse, une allergie, un traitement en cours, des problèmes d'estomac, de reins ou de foie.

f/ TRAITER A LA LEGERE SA PHARMACIE FAMILIALE. Exemples : Ne pas mettre régulièrement de l'ordre. Mélanger les médicaments des parents et des enfants. Ne pas mettre les vaccins au réfrigérateur. Conserver des médicaments périmés ou sans notice.

g/ NEGLIGER DE QUESTIONNER SON PHARMACIEN EN CAS DE DOUTE. Exemples : Ne pas immédiatement alerter son pharmacien ou son médecin si l'on ressent des troubles, si l'on n'arrive pas à relire l'ordonnance ou si l'on s'est trompé dans les prises.

h/ NE PAS REDOUBLER DE VIGILANCE POUR LES ENFANTS (et les personnes âgées). Exemples : Donner à un enfant, même à faible dose, des médicaments destinés aux adultes ou à un enfant plus âgé. Laisser des médicaments à la portée des enfants. Ne pas aider les personnes âgées dépendantes à se soigner.

i/ FAIRE DES ASSOCIATIONS DANGEREUSES AVEC DES MEDICAMENTS. Exemples : Combiner pilules et barbituriques, alcool et tranquillisants (ou antibiotiques). Fumer en prenant la pilule. Prendre de l'aspirine pendant les règles. Bronzer quand on suit certains traitements.

j/ ETRE IMPREVOYANT - PRENDRE DES RISQUES AVEC SA SANTE. Exemples : Négliger les rappels de vaccination. Ne pas se protéger contre les maladies tropicales avant un voyage. Ne pas avoir de carnets de santé pour tous, grands et petits.

Ces erreurs sont celles les plus fréquemment observées ou les plus graves, lors d'une enquête du Conseil de l'Ordre des Pharmaciens, auprès des pharmaciens, sur toute la France. Pour en savoir plus, vous pouvez nous interroger.

3/ Hépatite C : un dépistage précoce peut être vital. (Source = Pharmaciens de France n°5)

Plus de 500 000 personnes souffriraient donc d'une hépatite active sans le savoir. Une guérison spontanée existe dans 20 à 50% des cas. La plus grande partie évolue vers une hépatite, 1 à 5 % développeront un cancer , 10 à 20% développeront une cirrhose. Il existe des traitements. Vous pouvez vous faire dépister par une prescription médicale ou gratuitement dans les centres de dépistage anonymes et gratuits.

4/ Prévenir les anomalies neurologiques chez le futur bébé (Spina bifida, anencéphalie) : (Source = Prescrire n°220)

Une vitamine, l'acide folique pris en période préconceptionnelle par la future mère (1 mois avant la conception) puis pendant le premier trimestre de la grossesse réduit le risque d'au moins 70 %. De nombreux pays font des campagnes d'incitation depuis longtemps (Angleterre, Canada, Nouvelle-Zélande, Pays Bas, USA, Irlande).

5/ Huiles végétales par voie nasale dans les médicaments : il existe un risque de pneumopathie huileuse lorsqu'on les utilise le soir au coucher. (Source = Prescrire n°225)

6/ La sécurité du conditionnement des médicaments (= boîtage) en Angleterre : (Source = Prescrire n°220)

Beaucoup de médicaments sont conditionnés en gros flacons de 100 comprimés, même des médicaments dangereux : récemment un médicament xxxxxxx a été conditionné en petite boîte et on a constaté une réduction de 21% du nombre de suicide, une diminution de 30% des admissions à l'hôpital et de 66% des transplantations du foie. En France, on a souvent des conditionnements limités, par exemple pour les équivalents de l'Imodium à délivrer sans ordonnance : ce n'est pas par hasard mais voilà la preuve du bien fondé de cette mesure.

7/ Quand l'oreille est en péril... Les problèmes d'audition sont en constante augmentation par l'allongement de la vie mais ils touchent de plus en plus les jeunes par l'écoute d'une musique amplifiée. (Source = Pharmacien de France 2001 n°6)

La baisse de l'audition est d'abord le fait d'un processus naturel, la presbyacousie, qui apparaît entre 50 et 55 ans. Mais la perte auditive peut aussi être dûe aux nuisances sonores de la vie quotidienne : les bruits d'origine professionnelle sans protection (la surdité est la première maladie professionnelle) et la musique avec excès de décibels. Pénible à partir de 65 à 70 décibels, le bruit devient dangereux à partir de 90 décibels. A 120 - 130 décibels, il y a risque de dégâts immédiats et irréversibles.

Il existe des solutions comme les bouchons d'oreille, capables pour certains d'atténuer le bruit tout en laissant passer la parole. Il existe aussi des produits ciblés s'adressant spécifiquement à un domaine d'activité : musiciens devant supporter de hauts volumes sonores, coureurs en compétition automobile par exemple.

Une fois installée et non traitée, la baisse auditive remet en cause les liens sociaux et conduit bien souvent à un repli sur soi et une perte de confiance.

L'appareillage offre une solution mais il est mal vécu car il est assimilé à un handicap. Ce n'est pas plus un handicap que les lunettes (15% des français portent une aide auditive contre 50% au Danemark ou en Allemagne).

Le saviez-vous : 1/ plus de 26 % des européens sont exposés à un niveau de bruit supérieur à 65 décibels.

2/ 7 millions de français vivent dans des zones à risques (abords d'autoroutes ou d'aéroports).

3/ de 100 à 120 décibels, c'est le niveau sonore en clubs ou discothèques.

4/ 100 décibels = puissance maximale des baladeurs.

8/ Le téléphone contre les détresses : une liste pour vous aider. Croix-rouge écoute (n° vert) : pour toutes les difficultés relationnelles, sociales, dépression ou solitude, psychiatriques 0 800 858 858; Enfance maltraitée : 119; Aide aux victimes de toutes sortes (azur) 08 842 846 37; Sida info service 0 800 840 800; Vivre son deuil 01 42 38 08 08; Ecoute cancer 0 810 810 821; Hépatites info service 0 800 845 800; www.drogues-info-service.fr (aussi alcool tabac).

9/ Transmission des hépatites B et C : une étude italienne rappelle qu'elles peuvent être transmises par toute chirurgie (dentaire, endoscopie, biopsie, pédicure : désinfection obligatoire & à faire confirmer par le professionnel).

10/ Contamination par un ver après consommation de viande parasitée de cheval ou de sanglier, insuffisamment cuite ou crue : la trichinellose, peu fréquente en France. Les complications sont des troubles neurologiques ou cardiovasculaires parfois mortels. L'épidémie de 1998 a tout de même touché 600 personnes. N'oubliez pas de bien cuire la viande et le poisson, la mode de la nourriture crue étant la source de recrudescence actuelle des parasitoses. (Source = Prescrire n°218)

11/ Ecstasy et grossesse : Nous rappelons qu'une intoxication à l'ecstasy peut survenir même après ingestion occasionnelle de faibles doses, du fait de variations d'une personne à l'autre mais aussi par des variations chez la même personne à différents moments. Cette intoxication à faibles doses peut être mortelle.

  On sait maintenant que l'ecstasy peut donner 15,4% de malformation à la naissance (soit un enfant sur 6), surtout cardiaques et musculosquelettiques, ce qui est bien plus élevé que dans la population "normale" (2 à 3%). (Source = Prescrire n°225)

12/ Noter les numéros de lot d'un vaccin : le numéro de lot permet la traçabilité, c'est-à-dire de retrouver une personne vaccinée par un vaccin à un moment donné. (Source = Prescrire n°225)

13/ Avions : pour que la classe touriste ne devienne pas la classe tout risque. (Source = Pharmacien de France n°3)

a/ les accidents thrombo-emboliques des voyages aériens peuvent toucher les sujets jeunes et sportifs.

b/ avant un voyage d'une durée supérieure à 6 heures, ne pas prendre de somnifères, ne pas trop se fatiguer, ne pas absorber de boissons alcoolisées, mais bien s'hydrater.

c/ mettre des bas de contention force 2, effectuer de légers massages décontracturants avant le départ et lors des escales.

14/ Varicelle : Evitez l'aspirine, l'ibuprofène (Advil, Nurofen...) et le talc. Les complications nécessitent une hospitalisation en grande urgence (risque d'infection fulminante). Les signes de complication sont : reprise de fièvre, fièvre élevée persistante après 3-4 jours, mauvais état général, 1 membre impotent, 1 oedème douloureux, signes respiratoires (toux sèche, sang, douleurs thoraciques, dyspnée) ou neurologiques (troubles de la conscience, convulsions...). (Prescrire)

15/ Sucre, médicaments, obésité : (Source = Prescrire 231)

L'absence de sucre dans un médicament, surtout chez les enfants obèses, peut être un avantage. Mais l'apport de saccharose par un médicament est faible au regard de l'apport alimentaire, y compris dans les traitements prolongés.

16/ Le diabète et le pied : 25% des hospitalisations sont dues à un problème de pied (par suite des complications artérielles et nerveuses) : troubles de la cicatrisation, nécroses, diminution des perceptions... Il faut donc surveiller ses pieds. Toute coupure doit être désinfectée et soignée. On ne doit pas soigner soi-même des cors, durillons... Il faut aussi entretenir ses pieds, notamment avec la gamme Alkidia, testée à l'hôpital.

18/ Histoires d'en rire... Un client entre dans un magasin de jouets très courroucé.

- Un jour, je vous ai acheté un puzzle et je suis très mécontent, dit-il au vendeur. - Ah ! Pourquoi cela ?

- Sur la boîte, il y avait indiqué : "de 2 à 4 ans". Moi, il m'en a fallu six pour pouvoir le terminer.