JOUPCHA 13 - 01.05.2012

Par votre pharmacien
JOUPCHA 13  - 01.05.2012

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N° 13- Mai 2012 Principale Source : Prescrire (revue formation Médecins-Pharmaciens, indépendante des lobbies industriels, financée par ses lecteurs.)

1/ La Pharmacie du Château et GALENIC vous offrent un diagnostic peau du 30 mai 2012 au 24 juin 2012, du lundi au jeudi. C'est sans obligation d'achat. N'hésitez pas à demander un RDV, en demandant Isabelle.

2/ Les soins d'hygiène chez le chien (Source = Pharmacien de France n°4)

Le chien, comme tout être vivant, a besoin de soins d'hygiène, qui éviteront l'accumulation de sécrétions, la salissure de son pelage, la prolifération de parasites, ou plus simplement pour que son contact avec l'homme soit le plus propre possible. Le chien ne peut faire lui-même sa propre toilette, et il ne s'en souciera vraiment (par du grattage, des mordillements, du léchage) que lorsque la situation sera devenue critique. C'est au maître de réaliser régulièrement les soins d'hygiène, à adapter selon la race, le mode de vie et du temps dont dispose le maître.

a/ soin des oreilles : à inspecter régulièrement. L'animal doit se laisser manipuler sans rechigner. Les oreilles doivent avoir l'air propre, ne contenir aucun liquide, ni cérumen malodorant ou foncé. Les oreilles ne doivent pas être rouges, ni présenter de plaies. Toute modification par rapport à la normale doit vite faire consulter un vétérinaire. Les soins courants consistent souvent à ne rien faire, mais à inspecter régulièrement les oreilles du chien. On conseille l'utilisation d'un liquide ou d'une lotion nettoyante, en massant bien la partie postérieure de l'oreille pour faire pénétrer le produit en profondeur. Le maître essuie ensuite l'intérieur de l'oreille avec un coton au bout du doigt, afin d'éliminer l'excès de produit. Coton-tiges interdits : ils tassent les saletés au fond. Il faut parfois épiler le conduit auditif du chien en tirant sur les poils par petites touffes (indolore, meilleure aération du conduit, évite que des corps étrangers notamment épillets pénètrent dans l'oreille en se fixant dans ses poils).

b/ soin des yeux : les yeux de certaines races de chiens ont une fâcheuse tendance à couler. Il peut s'agir d'une obturation des canaux lacrymaux (le rôle est d'évacuer les larmes vers les fosses nasales). Les larmes débordent alors de la paupière inférieure et s'écoulent vers le museau. Ces larmes décolorent le poil (le blanc devient rose ou marron) et entraînent parfois avec elles des sécrétions épaisses qui s'accumulent dans les poils. Une inflammation de l'oeil ou une anomalie de la forme des paupières peuvent conduire au même résultat. Pour l'éviter, il faut nettoyer régulièrement les yeux avec un coton ou une compresse imbibé(e) de solution nettoyante spéciale. Ce nettoyage est parfois nécessaire plusieurs fois par jour en fonction de l'abondance des sécrétions. Les pommades ophtalmiques sont davantage destinées aux soins qu'à l'hygiène. Si ces écoulements persistent, on consulte un vétérinaire qui propose alors un débouchage des canaux lacrymaux ou un traitement de l'affection oculaire.

c/ l'hygiène bucco-dentaire : la flore buccale du chien est à l'origine de deux affections étroitement liées : la mauvaise haleine et le tartre. Lorsque le tartre est présent, seul un détartrage par un vétérinaire peut résoudre le problème et prévenir la chute inéluctable des dents. L'hygiène consiste à éviter cette accumulation de tartre et à limiter la prolifération bactérienne dans la bouche du chien. On utilise des pâtes dentifrices souvent abrasives, qu'on applique régulièrement par des massages dentaires en fonction de l'état des dents. Des doigtiers ou des brosses à dents spéciales peuvent être utilisés pour cela. Le nettoyage régulier des dents du chien limite considérablement la prolifération du tartre et la mauvaise haleine. On peut recourir aussi à des liquides antiseptiques à vaporiser dans la bouche de l'animal. Mais la mauvaise haleine peut avoir d'autres origines. On évitera que le chien ne ronge des cailloux et on inspectera régulièrement sa cavité buccale afin de détecter rapidement toute anomalie.

d/ le fourreau : chez le mâle, le fourreau est souvent le siège de petites inflammations, qui font sourdre un liquide blanchâtre épais par le prépuce. Dans la plupart des cas, cette affection cède à un traitement local, qui fait appel à des irrigations d'eau oxygénée ou de Mercryl dilués dans de l'eau tiède. 

e/ chez la femelle, il peut être nécessaire de nettoyer les organes génitaux externes, en période de chaleurs notamment.

f/ les glandes anales : le chien possède deux glandes situées de part et d'autre de l'anus, qui sécrètent un liquide odorant servant dans la reconnaissance entre individus. Parfois, ce liquide s'épaissit et le conduit de la glande se bouche. Il convient alors de vider manuellement de ce cas - et par précaution régulièrement - les glandes anales. La manoeuvre nécessite quelque habitude, mais ne pose en général pas de problème : le vétérinaire pourra l'enseigner.

g/ pattes et griffes : les extrémités des membres doivent être examinées régulièrement. Les interstices entre les coussinets et entre les doigts ne doivent contenir ni terre, ni corps étranger. Les griffes ne doivent être coupées (sans entamer la partie rose irriguée) que lorsqu'elles sont trop longues. Il existe des solutions pour tanner les coussinets lorsqu'ils sont irrités ou trop mous ou lorsque le chien a souvent l'occasion de courir (chasse, sport).

h/ pelage : le pelage doit être inspecté régulièrement afin d'y déceler la présence de plaies, de parasites ou de corps étrangers. Un brossage régulier s'impose lorsque le poil est susceptible de s'emmêler et parfois, des shampoings sont nécessaires. Le toilettage varie d'une race à l'autre.

Le maître doit apprendre à connaître l'anatomie de son animal car les soins hygièniques ne se conçoivent que si le maître connaît l'aspect normal de son animal pour détecter toute anomalie.

2/ Herpès du visage : à ne pas faire :

* gratter un bouton qui retarde la cicatrisation : le patient s'auto-innocule le virus en une autre localisation (attention aux yeux).

* désinfecter à l'alcool un bouton de fièvre : l'alcool brûle et provoque une irritation.

* utiliser des produits de toilette détergents.

* appliquer de l'éosine : sans action antiseptique, elle dessèche les lésions qui évoluent naturellement vers la croûte.

* utiliser un fond de teint trop couvrant : il assèche prématurément le bouton et peut provoquer un arrachage de la croûte

* poser un pansement sur le bouton de fièvre : il est préférable de le laisser à l'air sec qui facilite la cicatrisation.

* utiliser des pommades aux corticoïdes : contre-indication car elles provoquent une réplication accrue des virus.

* appliquer localement un antibiotique qui est totalement inefficace.

3/ Vacances : contrôlez votre voiture : (Source = Revue automobile médicale n°450 )

Pensez que malgré les énormes progrès en fiabilité et longévité, les autos subissent comme les humains, les injures du temps et des kilomètres. Des ampoules claquent, des pneus se dessèchent (surtout au grand soleil), des courroies et des joints aussi, des surfaces métalliques s'oxydent et l'huile moteur se charge d'éléments métalliques microscopiques, par frottements des pièces entre elles. L'électronique est comme une toile d'araignée à la merci des gouttes de rosée. Ainsi une voiture qui n'a pas subi une révision depuis de longs mois, même si elle a peu roulé, n'est plus très fiable. Ceci est particulièrement préoccupant quand on va la charger au maximum, en passagers et bagages, emprunter le plus possible d'autoroutes, donc rouler vite et par temps chaud. Une révision avant le départ des freins, suspensions, pneus et ampoules d'éclairage et de signalisation est impérative.

Avant le départ : une tenue de route saine commence par une voiture équilibrée (charges bien réparties : n'installez pas les 2 passagers les plus lourds et les valises les plus lourdes du même côté).

  - Si vous devez transporter un surplus de bagages, des skis nautiques ou un kayak sur le toit, arrimez-les avec soin et à chaque arrêt, vérifiez la tension des sangles. De même pour la remorque.

  - Attachez soigneusement les enfants sur leur siège ou leur réhausseur et vérifiez leurs sangles à chaque arrêt.

  - Vérifiez que tous vos passagers sont attachés et qu'ils n'ont pas fait en sorte que leur ceinture se relâche.

  - Sur la plage arrière, pas d'objet lourd ou dur qui en cas de collision, se transformerait en dangereux projectile.

En cours de route : Si ce n'est pas fait depuis peu de temps, arrêtez-vous à la première station-service pour vérifier la pression de vos pneus (facteur important de sécurité). Consultez votre manuel pour connaître la pression recommandée quand la voiture est chargée et que vous roulez sur l'autoroute : c'est une pression plus élevée d'au moins 0,4 bars à celle qui est préconisée pour les petits déplacements quotidiens où on est seul à bord. Les flancs du pneu s'écrasent moins à chaque tour de roue et les pneus s'échauffent moins. La pression préconisée par les constructeurs doit être mesurée et corrigée à froid (avant qu'on ait parcouru plusieurs kilomètres : si ce n'est pas possible, quand vous trouvez enfin une station, ajoutez 0,2 bars à la pression prévue (rouler avec des pneus trop gonflés ne présente aucun inconvénient, sinon un petit durcissement dans les réactions de la suspension).

  - Arrêtez-vous pour prendre un peu d'exercice et vous relaxer toutes les 2-3 heures.

  - Prévoyez un brumisateur d'eau minérale pour se rafraîchir les yeux, le front, les tempes.

  - Si vous déjeunez en route, pas d'alcool.

  - Ne collez pas la voiture devant vous.

  - Exigez le calme à bord : chahut, cris, disputes doivent être interdits jusqu'au prochain arrêt.

4/ Noyade mortelle : les risques les plus fréquents: (Source = Prescrire n°252)

a/ en piscine : l'hydrocution, le manque de surveillance, les accidents d'apnée, les malaises cardiaques et un handicap.

b/ en eau douce : un âge supérieur à 65 ans, un accident nautique, le fait de ne pas savoir nager.

c/ en mer : les + de 45 ans, les baignades non surveillées, les chutes, les malaises dont les malaises cardiaques.

Une part importante des noyades accidentelles ont lieu en mer en présence de courants ou dans des zones interdites.

5/ Tubulures et câbles : un risque d'étranglements chez les enfants, notamment s'ils sont agités. La tubulure de perfusion est souvent en cause à la clinique. Mais y penser aussi chez soi, en cas de perfusion ou avec les nombreux câbles de surveillance électronique. (Source = Prescrire n°254 )

6/ Démarches sociales et cancer : (Source=Prescrire 262)

La fédération nationale des centres de lutte contre le cancer et la Ligue contre le cancer mettent à disposition un guide destiné à les aider dans les démarches administratives et sociales qu'ils vont devoir affronter au cours de la maladie. Site internet : www.fnclcc.fr et www.ligue-cancer.asso.fr ou Cancer info service 0 810 810 821.

7/ Maladie de Parkinson et hypersexualité (Source = Prescrire n°262)

Les patients qui ont un traitement médicamenteux contre la maladie de Parkinson, peuvent présenter une augmentation de la libido. Y penser le cas échéant.

8/ S'informer sur les maladies rares : 0 810 63 19 20 de 9h à 13h et de 14h à 18h ou www.orpha.net.

9/ Pour rire : Que fait une araignée quand elle monte sur un trône ? Elle commence à règner (araignée).