Joupcha 67 - fév 2019

Par votre pharmacien
Joupcha 67  - fév 2019

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2/ Edito : Explication sur le bulletin de paie. 

   Les grands de la vente sur internet ne paient souvent que très peu d'impôts en France : ils ne cotisent pas pour votre chômage car peu à peu, ils détruisent votre poste de travail.

                            Consommez mieux, ça se décide et prendre son destin en main, aussi.

Sur votre bulletin de paie, lorsque votre salaire BRUT (tout en haut de la fiche de paie) est de 1500 euros, la cotisation pour financer l'assurance chômage est d'environ 65 euros TOUS les mois, soit 780 euros par an. 

Cela veut dire que lorsque votre employeur verse 780 euros à l'Etat pour financer votre chômage en cas de besoin, les grands du NET ne versent rien (ou presque).

Et tous les ans, 2000 euros pour votre sécu, 3000 euros pour votre retraite, 220 euros pour les accidents du travail.

En effet, vous gagnez 1500 euros Brut / mois = votre employeur verse EN PLUS 6 000 euros par an à l'Etat pour financer votre chômage, votre sécu, votre retraite, vos accidents du travail : quand vous achetez chez les grands du net, dites-vous que votre employeur ne vous a plus versé 6000 euros par an d'assurances diverses. Gagnez-vous 6000 euros d'économies par an en achetant chez les grands du NET ? (vous gagnez 3000 euros Brut / mois, c'est 12 000 euros d'assurance que vous perdez)

Etes-vous vraiment gagnant à acheter chez les grands du NET ? 

A vous de savoir ce que vous voulez comme protection pour vous et vos enfants !

En achetant à la Pharmacie du Château à Beaumont,

vous faites vivre le centre-ville de Beaumont,

vous faites vivre une pharmacie qui s'investit dans les soins aux futures mamans, qui favorise l'allaitement, qui vous offre l'accès à des médecins d'urgence par télémédecine pour l'hypertension et le diabète, qui participe à des études avec l'ARS (Agence Régionale de Santé) ou l'URPS (Union Régionale des Professionnels de Santé) ou l'hôpital Necker, qui fait des bilans de santé, qui fait du dépistage (2e pharmacie du 95 en nombre de dépistage Diabète), agréée CERAH Handicaps Ministère des Anciens Combattants, qui se forme et a le soucis de vous trouver des solutions, qui est ouverte 62 heures par semaine, qui vous offre un CLICK AND COLLECT, un système de réservation coupe-file par SMS (une photo, un téléphone et c'est parti), qui participe au système de GARDE, qui s'est formée au matériel médical auprès d'un pharmacien-orthopédiste soignant aux J.O d'hiver au Canada, etc. (quel prix cela vaut-il ? Le NET vous donnera-t'il tout cela ?)

vous évitez 4 chômeurs, ce qui permet à la Pharmacie du Château de cotiser aux assurances retraite, sécu, chômage et accident de travail de la FRANCE pour 35 000 à 60 000 euros par an selon les années.

   Gagnants-gagnants ou non ?   

3/ Vitamines (suite)

La vitamine B9 ou acide folique, est une des vitamines les plus mises en avant du fait de son intérêt pendant la grossesse pour prévenir les risques d'anomalies de fermeture du tube neural chez le fœtus. Elle est impliquée dans la multiplication cellulaire, la synthèse des protéines, des acides aminés, et des globules rouges et blancs. On la trouve dans les légumes à feuilles vert foncé (d'où le nom folate), dans les abats, les céréales, les asperges, les légumes secs et l'orange.

Une supplémentation est nécessaire pendant la grossesse, mais aussi dans les semaines qui précèdent la conception, chez la femme comme chez l'homme, pour réduire le risque de malformation fœtale. En dehors de la grossesse, elle est prescrite pour réduire la toxicité de certains médicaments (méthotrexate).

La vitamine B12, ou cobalamine, est la seule vitamine absente des fruits et des légumes. De source exclusivement animale (et endogène par le microbiote), une vigilance s'impose chez les sujets végétariens. De plus, les sujets âgés absorbent moins bien cette vitamine. Elle est proposée contre la fatigue, en support de l'immunité et des fonctions mentales, notamment chez le sujet âgé.

Une supplémentation en certaines vitamines (K, B9 ou D) s'impose chez le nourrisson, au cours de la grossesse, en prévention de l'ostéoporose chez les femmes ménopausées, ou en oncologie selon le protocole thérapeutique mis en place. Une alimentation saine et variée, comprenant des légumes verts ou secs et des fruits, des plats crus et cuits, du poisson, de la viande (dont les abats) et des œufs (le jaune est riche en vitamines) est indispensable et permet généralement de couvrir l'ensemble des besoins en vitamines.

4/ La grippe (suite)

Quels sont risques pour la femme enceinte ?

Chez la femme enceinte, la grippe augmente le risque d'avortement spontané au cours du premier trimestre et présente un risque de formes potentiellement létales.

Le vaccin a prouvé qu'il était utile, bien toléré et sans danger, surtout pour les femmes fragilisées par une maladie (diabète, hypertension, asthme…).

La vaccination de la mère est le meilleur moyen de protéger les bébés de 0 à 6 mois ; elle permet de protéger le nourrisson durant au moins trois mois via le transfert des anticorps maternels.

Pourquoi vacciner les enfants ?

Les enfants sont un vecteur majeur du virus et jouent un rôle dans la dissémination lors des épidémies annuelles. Dans la population infantile, en particulier d'âge scolaire, le pic épidémique précède de 15 jours celui de la population générale.

Plusieurs facteurs expliquent cette dissémination virale rapide. L'incubation de la grippe est très courte. La maladie est explosive. Les titres viraux sont élevés dans les sécrétions nasopharyngées et le portage est plus long (une dizaine de jours) que chez l'adulte. Les enfants vivent tôt en collectivité, ce qui facilite la diffusion du virus. Les enfants transmettent ainsi le virus aux adultes et à la fratrie de leur domicile.

5/ Bien manger dès le début de la vie pour prévenir l'obésité : L'obésité chez l'enfant augmente dans le monde entier. Les enfants en surpoids ont plus de troubles cognitifs et d'asthme, puis adulte, ils développent plus d'obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires et respiratoires, de troubles mentaux et d'infertilité.

L'enfant est très vulnérable face au mode d'alimentation «moderne», riche en aliments transformés et en boissons sucrées.

Les habitudes alimentaires sont acquises tôt dans la vie. Il est difficile de modifier l'appétence naturelle des enfants pour le sucre et leur rejet des aliments amers. 

Mais il est possible de les confronter – dès la vie intra-utérine par le biais de l'alimentation maternelle – à une large variété de flaveurs, avec des effets positifs à long terme sur le choix des aliments. Les femmes enceintes sont encouragées à manger des aliments sains et variés, et à éviter les aliments trop sucrés.

Lors des premiers mois de la vie, la situation diffère selon le type d'allaitement. 

Chez les nourrissons allaités par leur mère, la découverte des goûts commencée in utero se poursuit, en continuant d'avoir une alimentation saine et variée.

Les nourrissons alimentés par une formule infantile ont une expérience plus limitée des nouveaux goûts. Les mamans doivent apprendre à reconnaître les signes de satiété de leur bébé, pour ne pas les nourrir en excès.

Lors de la diversification alimentaire, il est préférable de proposer des aliments que la mère mangeait pendant la grossesse, car les bébés sont déjà habitués à leur goût. 

Chez les enfants allaités par leur mère, il est conseillé de proposer des céréales préparées avec le lait maternel.

Les bébés doivent apprendre à aimer les fruits et les légumes, ce qui peut prendre du temps et nécessiter de présenter le même aliment à plusieurs reprises, parfois 8 à 10fois, avant que l'enfant l'accepte. Les mères n'attacheront pas trop d'importance à l'expression faciale de leur enfant, qui dépend de multiples facteurs et pas seulement de leur appétence pour l'aliment. Plus un enfant se voit proposer des aliments différents, plus il sera enclin à en tester de nouveaux.

Evitez les sucres ajoutés, le sel et les sucreries, qui «programment» les enfants à préférer les aliments sucrés et salés.

Chez le petit enfant, une alimentation saine et variée, partagée en famille, devra être poursuivie. Le recours au sucre et au sel devra être limité pour tous, afin de donner l'exemple.

6/ Éducation pour la santé - Médicaments et prévention: cinq idées reçues à combattre (suite)

e/ L'ibuprofène est le meilleur médicament pour les infections ORL.

Non. L'ibuprofène est un anti-inflammatoire non stéroïdien, excellent antalgique et antipyrétique; mais dans les infections ORL, il ne dispose pas d'indications directes, si ce n'est pour traiter les symptômes tels que les maux de tête ou la fièvre. Sur la composante inflammatoire, l'efficacité de l'ibuprofène n'est pas prouvée au cours des sinusites et des angines. En outre, les AINS pourraient masquer les signes infectieux et accroître le risque de complications. Selon les recommandations, il n'y a donc pas lieu d'avoir recours aux AINS dans ces situations. Dans les otites, l'ibuprofène peut être proposé en seconde intention, après le paracétamol.

7/ Cannabis et psychoses : Les adolescents ayant consommés régulièrement du cannabis (6534 jeunes Finlandais interrogés il y a 15 ans) ont trois fois plus de risques de développer une maladie schizophrénique avant l'âge de 30ans (vaste étude finlandaise de l'université d'Oulu). F. Schürhoff, spécialiste de la schizophrénie à l'hôpital Henri-Mondor, confirme que les adolescents étudiés n'avaient eu aucun symptôme précurseur, ni parents affectés.

Une étude récente anglaise de l'université de Bristol (revue médicale JAMA Psychiatry) corrobore. Sur une population de 5300 adolescents de 14 à 17 ans, ceux déclarant un usage régulier de cannabisont un risque trois fois plus élevé d'avoir à 18 ans un trouble psychotique (hallucination, délire, voix intérieures).

Chose rare dans ce type d'étude, cet effet spécifique de la drogue a pu être distingué de celui de la consommation, souvent conjointe, de tabac ou d'alcool.

8/ Brèves : "On m'a fait passer une ULM."